Journées sans frontières : services communautaires

La dernière phase de la série des évènements intitulés « Journée sans frontières » s’est déroulée vendredi dernier à l’édifice Taillon. Ce fut l’occasion de revenir sur un des nombreux sujets sur lesquels l’AÉÉICUM a voulu mettre l’accent à savoir le bénévolat.

Abroger les barrières

À cet évènement, deux conférenciers ont exposé les causes qui leur tenaient à cœur. Ce fut dans un premier temps, Claude Filimenti, qui dirige depuis 2009 l’association pour la création littéraire chez les jeunes. Il a suscité l’émotion notamment en montrant les travaux des enfants partout dans le monde qui, grâce à la littérature, arrive à exprimer des faits, des sentiments… De par son constat, l’enseignement de la littérature n’est pas promu par une finalité publique comme c’est le cas avec la science à travers les expositions et le sport à travers les compétitions, alors qu’il y a un réel filon à exploiter.

Ensuite, ce fut le tour de Roger Leblanc, docteur en kinésiologie et récréologie, et directeur de la mission Haïti. Il a rappelé l’importance du sport dans le développement des facultés psychomotrices chez les enfants, mais aussi le sport comme facteur de cohésion sociale. Nelson Mandela, prix Nobel de la paix, disait que « le football, aussi bien que le rugby, le cricket et les autres sports collectifs, a le pouvoir de guérir les blessures», à l’occasion de la victoire des springboks lors de la coupe du monde de 1995 de rugby.

Roger LeBlanc se défend d’agir contre les organisations non-gouvernementales : « Nous ne sommes pas là pour dire aux haïtiens quoi faire, mais pour faire ce qu’ils nous demandent ». C’est le football qu’ils ont choisi pour unifier leurs desseins. La mission humanitaire Haïti consiste ainsi à mobiliser un certain nombre d’étudiants qui iront jouer avec les enfants, servir de catalyseurs de dynamiques sociales, tout en distribuant les quelques dons récoltés dans la région. Le choix d’Haïti n’a pas seulement un lien avec le séisme qui a frappé la région il y a quelques temps, mais avec beaucoup de faits. Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’Acadie et Haïti sont unis par de profonds liens historiques.

Le point commun entre ces deux exposants : à travers des choses simples de la vie, on arrive à influer sur les gens, à rendre leur vie meilleure. C’est le message qu’ils ont voulu passer en invitant tous les étudiants à s’impliquer dans le bénévolat, à participer à leurs programmes.

 

Quels bilans ?

Le nouveau bureau de l’association des étudiants étrangers propose cette année une série d’activités destinées à sensibiliser plus la communauté étudiante au bénévolat, au partage, à la rencontre avec l’autre. Dans ce sens, les participants ont effectué diverses activités allant de la repeinte de la maison Nazareth aux conférences de militants d’associations. Le meilleur bilan que l’on peut tirer de ces activités est certainement sur le plan social. Ils ont eu, ou auront, l’occasion d’effectuer des rapprochements avec l’autre, d’aider ceux qui sont dans le besoin. Parmi les activités proposées, il y avait une rencontre avec les élèves d’une école francophone qui était prévue. Malheureusement, pour cause de problème de synchronisation, l’activité n’a pas eu lieu. Il serait intéressant pour le nouveau bureau de l’AÉÉICUM d’orienter leurs activités sur ce terrain fertile.

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Un passionné d’informatique pris d’un amour fou pour l’écriture. A travers les mots, on peut éduquer.
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