La communauté LGBTQ+ du campus s’unit pour aider les leurs

Une ambiance accueillante, des personnes conviviales et un goûter sur place ; voici quelques facteurs ayant contribués à la réussite du 5 à 7 de l’association Un sur Dix, organisée par son trésorier Charles MacDougall. Cette association, voulant promouvoir l’adhérence de la communauté LGBTQ+, est présente sur le campus depuis 2004. Les membres de

Charles Alexander a mené le débat avec le sourire, jeudi dernier à la Bibliothèque Champlain.

Charles MacDougall, trésorier de l’association Un sur Dix.

celle-ci cherchent, par l’entremise d’une soirée, à recueillir des propositions et opinions afin de faire grandir l’association. D’autres soirées de ce genre seront prévues dans le futur, où tout le monde est invité à se rassembler pour jaser et faire des rencontres.

La visite du local d’Un sur Dix était aussi au programme. La salle, au sous-sol de la faculté des Arts et Sciences Sociales, aborde les couleurs du drapeau arc-en-ciel ainsi que plusieurs affiches informatives. La présentation et distribution de plusieurs dépliants ont eu lieu et ces derniers seront encore disponibles dans le futur à des fins informatives. Charles souhaite que l’endroit devienne un lieu sécuritaire pour la communauté LGBTQ+ présente sur le campus.

D’autre part, on voulait également redonner vie à l’association qui n’avait pas été très active dans la période précédant la rencontre. Une réunion a eu lieu en décembre dernier pour discuter de ce qui pourrait être fait. Plusieurs plans d’actions ont été évoqués, soit rassembler la communauté autour de soirées décontractées et d’autres plus formelles (conférences, campagne de sensibilisation), se rallier à d’autres organisations et endroits fréquentés régulièrement par les étudiants, et bien d’autres. Bref, une expansion de l’association sur et au-delà du campus.

En ce qui concerne le bureau d’Un sur Dix, Charles exprime vouloir engager des bénévoles étant présents dans le local durant certaines heures d’ouvertures. Leur fonction n’est pas encore très claire, mais il est potentiellement question de l’implication d’une travailleuse sociale au sein de l’association.

Des défis encore présents

Selon Chales MacDougall, le plus gros défi d’Un sur Dix est, pour le moment, d’élargir sa visibilité

« À l’automne c’était très peu [visible], mais j’crois que maintenant ça va mieux, surtout avec notre présence sur les médias sociaux. »

« On a mit des affiches un peu partout dans les endroits sur le campus aussi. Donc j’crois que notre portée augmente à tous les jours, mais il y a du travail à faire », poursuit MacDougall.

Contrairement à ce que certains pourraient croire, la bataille n’est toujours pas gagnée pour la communauté LGBTQ+ :

« On veut laisser savoir [aux gens] qu’il y a encore des enjeux qui nous sont importants. Il y a des gens qui disent « La communauté LGBTQ+, ils (…) n’ont plus de problèmes, tout va bien pour eux. Les problèmes sont une affaire du passé maintenant. ». Mais y’a encore des choses qui nous préoccupent », précise Charles.

« Y’a une différence entre l’aspect légal et l’aspect social. Y’a encore des choses [du côté] légal pour lesquelles il faut encore se battre, comme pour les personnes trans. Il y a encore des discussions à avoir », enchaîne-t-il.

Un sur Dix ouvert à tous

Charles met un point d’honneur à préciser qu’Un sur Dix devient non-seulement une association défendant les droits des gais, lesbiennes et bisexuel(le)s, mais aussi ceux de toutes les minorités sexuelles. On peut penser à titre d’exemple aux transgenres, transsexuels, les asexuels, les intersexués, et encore bien d’autres. Les alliés sont aussi invités à faire partie du comité et des activités de celui-ci.

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