La pression sociale dès un jeune âge

Par Sara Morin

Dès la 9e année, on nous force à trouver des cours qui nous intéressent pour notre futur emploi. En 11e année, on nous dit de nous assurer d’avoir une bonne moyenne pour avoir plusieurs bourses. En 12e année, il faut choisir notre parcours pour le reste de notre vie, choisir un bac qui va nous emmener à notre emploi futur. Ajouter à cela le stress d’effectuer le bon choix d’études postsecondaires, de toujours être meilleur dans tout. Pourquoi ça commence dès la 9e année ?

À l’université, nous avons la pression sociale d’avoir une bonne moyenne pour ne pas aller en probation ou même se faire rejeter de son programme d’études. Nous avons la pression sociale de rester dans notre bac pour toute la durée de celui-ci, car on pense que c’est mal vu de changer de parcours universitaire. En conséquence, on reste dans notre bac, on le finit puis on va sur le marché du travail pour ensuite réaliser que ce n’est vraiment pas le choix de carrière escompté.

La pression sociale vient de nos amis, de nos parents, des ambitions qu’on se donne nous-mêmes. Nos parents veulent le meilleur pour nous et ils nous disent souvent d’aller dans un programme d’étude qui nous intéresse et qui nous donne un bon statut social. Cependant, on dit qu’obtenir un diplôme universitaire dans un domaine qu’on aime et ensuite occuper un emploi qu’on aime, c’est comme si on ne travaillait pas pour le reste de notre vie. En effet, on aime tellement l’emploi qu’on pratique qu’on ne voit pas le temps passer.

Malgré le fait qu’on souhaite impressionner nos parents et le reste des personnes autour de nous, on devrait penser à notre bonheur avant les pressions sociales qu’on se met sur les épaules dès un jeune âge. On devrait arrêter de penser à ce que les autres pensent de nous et faire l’emploi qu’on souhaite vraiment même si ce n’est pas l’emploi avec le meilleur revenu ou statut social.

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