L’ABBFA s’entend avec l’Université Sainte-Anne pour l’attribution des bourses aux étudiants français

par Simon Delattre

Qu’est-ce que l’ABBFA?
L’Association des boursières et boursiers France-Acadie (ABBFA), apporte depuis 13 ans un appui financier aux étudiants français désireux de venir s’instruire en Acadie. 29 bourses d’études d’un montant de 7000 $ ont déjà été distribuées depuis le lancement du programme, permettant aux jeunes bénéficiaires d’être exemptés des frais de scolarités canadiens.

L’ABBFA regroupe de nombreux Acadiens qui ont fait leurs études en France grâce au programme de bourses d’études France-Acadie créé par le gouvernement français. « Notre fond de bourse a donc été mis en place dans un esprit de réciprocité », explique Benoît Duguay, le président de l’organisation. Leur objectif était d’entretenir les échanges entre les deux populations et que la jeunesse d’outre-Atlantique puisse elle aussi venir enrichir la culture de la région. France-Canada Moncton s’est d’ailleurs associée au projet puisqu’elle s’est engagée à débloquer 500 $ supplémentaires pour le moins favorisé des deux boursiers annuels. L’ABBFA se finance grâce aux contributions de ses membres, mais aussi par les donations de plusieurs fondations (Fondation Harrison-McCain, Corporation Power du Canada, Fondation Famille-Imbeault, Banque Nationale du Canada, Placements Louisbourg). Le trésorier Maurice Rainville a annoncé que le fond, qui représente aujourd’hui environ 250 000 $, s’élèvera dans 4 ans à 400 000 $.

L’Université de Moncton et l’Université Sainte-Anne : « deux sœurs d’une même maison »
À l’occasion de son assemblée générale annuelle, l’ABBFA a signé dimanche au pavillon Leopold Taillon, un protocole d’entente avec l’Université Sainte-Anne. Située à Pointe-de-l’Église, elle est la seule institution d’enseignement postsecondaire de langue française en Nouvelle-Écosse. Cet accord permettra donc aux boursiers français de choisir entre les deux universités acadiennes du pays. « La Nouvelle-Écosse est une autre région de l’Acadie », rappelle Maurice Rainville, « nous ne privilégions aucune des deux, car l’Acadie est comme une maison, et ces deux universités sont comme les deux sœurs de cette même maison. » Allister Surette, recteur de l’Université Sainte-Anne, a profité de la réunion pour faire une présentation de son établissement. Celui-ci accueille 360 étudiants à temps complet, mais plus de 600 jeunes anglophones s’y rendent pendant l’été dans le cadre de son programme d’immersion en langue française. Si l’institution est de taille restreinte, elle n’en est pas moins dynamique : elle propose ses services à la communauté francophone dans 5 campus en Nouvelle-Écosse et s’est convertie à la transition écologique avec l’installation de panneaux solaires, d’une éolienne et d’une chaudière à biomasse. Ce nouveau partenariat s’inscrit dans la stratégie de recrutement de l’équipe de direction, tournée davantage vers l’international. Le recteur espère ainsi que des Français viendront s’inscrit dans un des programmes proposés par l’Université Sainte-Anne.

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