L’Acadie impressionne à Granby

JF_CarolineSavoie_2sept2015

Après Calixte Duguay en 1974, Ronald Bourgeois en 1982, Jac Gautreau en 1985, Denis Richard en 1993, Jean-Francois Breau en 1998 et Lisa Leblanc en 2010, c’était au tour de Caroline Savoie d’honorer l’Acadie en remportant les grands honneurs lors de la finale de la 47ième édition du Festival international de la chanson de Granby, vendredi dernier.

Cette dernière, ainsi que Joannie Roussel, Vincent Roberge et Joey Robin Haché, ont tous démontré leur plein potentiel artistique durant leur performance lors de la finale. « J’ai l’impression que j’ai donné tout ce que j’avais à donner et que les autres finalistes aussi, donc tout l’monde a donné une excellente performance d’après moi », affirme Caroline.

Animée par Geneviève Borne, reconnue entre autres comme étant l’animatrice de l’émission hebdomadaire Belle et Bum, la soirée a débuté avec deux excellentes prestations de l’auteur-compositeur québécois Alex Nevsky. Puis, c’était au tour du Lévisien Vincent Roberge de dompter la scène en tant que premier finaliste du concours à performer lors de la soirée. Celui-ci a très bien attiré l’attention de la foule avec Claramity Jane, Les poudres a canon et En d’dans novembre, trois de ses pièces originales dont la prestation était excellente, sauf dans le cas de Les poudres à canon où sa voix était un peu fausse à certains moments.

Vint ensuite le tour de Joannie Roussel à faire ses preuves. L’interprète originaire de Sainte-Thérèse est déjà une habituée des concours du genre, ayant participé à La Voix en 2014. Cela paraissait lors de ses prestations solides qui lui ont valu une ovation de la part du public. Elle a d’abord débuté avec une interprétation d’Au nom de tous les frustrées de Lynda Lemay (ancienne lauréate du festival) puis a enchaîné avec d’excellentes interprétations de Trop forte et de La voix humaine.

C’était ensuite au tour des acadiens de charmer le public et le premier à accomplir la tâche était Joey Robin Haché. L’auteur-compositeur-interprète de Nigadoo a livré des performances énergétiques et passionnées de trois de ses morceaux originaux; Nigadoo, Loin des vagues et Mieux me comprendre, tous les trois sortis de son album Repaver l’âme. Joey se dit très satisfait de sa performance. « (…) 100% fier de ce que j’ai fait, parce que ça reflétait directement le travail que j’avais accompli durant les six derniers mois. En plus, certains journaux, comme Le Devoir, ont affirmé que les deux acadiens (moi et Caroline) méritaient de gagner, donc c’était une très bonne tape dans l’dos pour moi! », explique celui-ci.

C’est finalement Caroline Savoie qui a terminé la soirée avec des prestations de ses chansons originales, soit, Henri, L’hameçon et Y’en aura. Celle-ci a presque instantanément séduit la foule avec ses textes sincères et matures, mais ne s’attendait tout de même pas de gagner. « J’étais vraiment émue lorsque j’ai su que j’avais gagné le concours, surtout que je trouvais que les 24 demi-finalistes méritaient tous de se rendre en finale et de gagner, donc j’étais super-heureuse! »

Les deux acadiens se disent très satisfaits du déroulement de la soirée et de l’organisation du festival.

« Le nombre de bénévoles m’a vraiment étonné, pis ils avaient tous à cœur de faire ça pour des artistes émergents, donc ils faisaient tous un excellent travail. Y’avait beaucoup de bons ateliers, j’ai beaucoup appris dans les trois dernières semaines! », affirme Caroline.

« Y’a eu aucun accrochage, pis on avait la crème de la crème comme musiciens, donc c’était vraiment plaisant! » affirme à son tour Joey.

Ces deux derniers recommandent également aux autres artistes de la région de participer au concours dans les années à suivre. « C’est une vraiment belle place pour apprendre sur la musique et sur le métier de musicien et pour passer de belles semaines avec d’autres personnes qui partagent ta passion », explique Caroline.

« Comme conseil pour ceux qui veulent participer, j’dirais de persévérer, parce que d’après moi, j’suis la preuve que tu peux réussir (sans nécessairement avoir de succès, parce que le succès est pas tout l’temps synonyme de réussite et vice versa) en très peu de temps, si tu travailles assez pour et que tu t’adaptes à ce que les gens du milieu te disent, sans prendre tout à cœur. C’est aussi très important, d’après moi, d’avoir du fun sur la scène pis d’être soi-même, même si ça peut être un peu difficile au début », explique Joey.

 

 

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