Laissez-moi donc juste boire mon jus de pomme

Par Camille Turbide, étudiante en information-communication

Vous savez, l’alcool. Cette chose, ma foie, si merveilleuse. On en boit, on est joyeux. Jusqu’à en boire trop, pour perdre la notion du temps, du sol, de la parole. Tu te lèves le lendemain avec les maux usuels, mais avec la joie d’avoir passé une belle soirée. Ou, du moins, de ce qu’il t’en reste comme souvenir.

Mon problème n’est pas là. Bois tant que tu veux. Mais quand ça vient aux autres, comme moi, qui ne ressentent pas le besoin de détruire leur foie, là ça se complique. La fameuse phrase clichée « vivre et laisser vivre » semble disparaître au moment où on te demande « bois-tu? » et que tu réponds « non ». Leur monde s’écroule. Tu n’es pas des leurs.

Forcez-nous pas, on a passé l’âge de vouloir « faire partie de la gang ». Ne vous méprenez pas : je ne suis ni religieuse ni peureuse. J’ai juste pas le goût. Vous savez, le merveilleux « sans oui c’est non » ? Ça ne s’applique pas seulement aux relations, disons… intimes. Le respect des choix de l’autre, ça n’a pas de limites. Laissez-moi donc juste boire mon jus de pomme.

 

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