Le Festival (506) à Moncton : un succès absolu

Le festival organisé par Musique NB (MNB) était court, mais bien rempli. Du 15 au 18 octobre dernier, le festival est EL_506Tomato tomato_4nov2015allé rejoindre autant l’industrie musicale que la foule d’amateurs de musique. Bien plus que des salles de spectacle, il y avait aussi des conférences et des remises de prix aux artistes nominés.

Un nouveau début pour MNB

C’est sûrement avec la nouvelle image de marque qui piquait la curiosité qu’autant de gens se sont intéressés au festival cette année. Comme l’expliquait Jean Surette, le directeur général de MNB, « on voulait ouvrir l’événement au public, on voulait attirer plus de monde parce que en fin de compte, c’est un festival, dans le sens que y’a des artistes qui jouent ».

Plusieurs personnes de la foule ainsi que des musiciens sur scène ont commenté sur le nouveau nom du festival de façon positive, comme s’il s’agissait d’un nouveau début pour la musique dans notre région.

Comme l’expliquait Jean Surette, le directeur général de MNB, « On voulait ouvrir l’événement au public, on voulait attirer plus de monde parce que en fin de compte c’est un festival, dans le sens que y’a des artistes qui jouent ».

Plusieurs gens de la foule ainsi que des musiciens sur scène ont commentés sur le nouveau nom du festival de façon positive. Comme si c’était un nouveau début pour la musique dans notre région, « un évènement qui va célébrer la musique qui se fait ici au N.-B., mais aussi un nom qui va rejoindre tous les artistes, peu importe où est-ce qu’ils sont dans la province », ajoutait M. Surette.
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Une panoplie de vitrines étaient présentées et permettaient aux artistes de se faire connaître par des programmateurs musicaux potentiels, mais aussi du public. Il y avait du goût pour tous les styles, allant des scènes hip hop, à folk et même jusqu’à Indi-Rock. MNB avait même organisé un cercle d’auteurs avec une formule assez différente pour la première soirée de spectacles.

Raphaël Butler explique que même s’il n’y avait pas « d’animateur là pour brasser le feu entre les chansons », l’échange entre les artistes s’était bien déroulé. Pour Butler, ce changement de recette n’était pas un problème : « sincèrement c’est vraiment le fun de faire ce genre de spectacle là, parce que le public est super réceptif, super généreux, pis ça on le ressent sur scène ».

Un léger problème

Le seul dilemme rencontré avec ce festival, c’est que plusieurs shows et conférences se donnent en même temps à différents endroits. Néanmoins, c’est tout de même un heureux problème d’avoir une panoplie de choix musicaux à faire. Plusieurs spectateurs ont décidés de se déplacer pour voir la moitié d’un spectacle pour ensuite aller ailleurs et découvrir d’autres styles de musique. D’autres gens de l’industrie se voyaient déchirés entre quelques conférences.

C’est le cas de Martin Goguen, le batteur du groupe Les Jeunes d’Asteure, qui se divisait entre elles pour représenter le groupe. Goguen se trouvait néanmoins surpris du faible nombre d’artistes participant du côté industrie de l’événement. « C’est une opportunité de développer des relations avec des représentants de festivals, des salles de spectacles et des agents », souligne-t-il. Goguen a tout particulièrement apprécié les conférences qui touchaient les jeunes, un nouvel aspect organisé par MNB cette année. « C’est important d’outiller les jeunes et leur montrer la valeur des conférences de l’industrie comme MNB et les ECMA par exemple », explique Goguen qui voit l’importance de se mettre à jour dans l’industrie musicale qui requiert certaines habiletés en business.

Des coups de cœurs

C’est assez spécial de voir la foule autant animée pendant les spectacles, mais aussi très intéressant de savoir que les EL_506Caroline Savoie_4nov2015musiciens ont parfois des coups de cœur eux-mêmes. « Je la connais ça fait longtemps, Caroline Savoie (…)¸ ça fait longtemps que c’est un coup de cœur, mais ça le reste encore. C’est le genre de personne que j’écoute chanter pis ça me donne des frissons, a me jette à terre », partage Raphaël Butler.

Même le photographe Louis-Philippe Chiasson était très occupé avec la programmation de cette année, où il devait se déplacer d’un endroit à un autre. « Tout ce que Musique NB fait, c’est incroyable. Ils aident beaucoup les artistes de la région et d’ailleurs aussi (…) de tous les Maritimes au complet, j’trouve ça super ». 

Déjà des planifications pour l’année prochaine

Afin de déterminer la programmation, un jury de MNB décide quels artistes sont retenus parmi tous ceux qui ont soumis une demande. MNB prévoit déjà que la programmation de l’année prochaine sera à Miramichi. Joey Robin Haché partage au Front : « Pour n’importe quel artiste qui commence au N.-B., c’est le premier festival que je conseille [Festival (506)] (…) c’est votre première porte à savoir comment ça va marcher ».

Et bien, je n’ai qu’à ajouter, pour les amateurs de musique locale, c’est le festival à voir. À l’année prochaine, Festival (506)!

Author Details

Emilie est diététiste présentement à la maîtrise en sciences de la santé. Elle est passionnée de la nutrition et de la cuisine et souhaite transmettre ceci à ces lecteurs. N’ayant pas peur du ridicule et étant parfois sarcastique, ceci ne se traduit pas toujours très bien à l’écrit, mais elle tente tout de même de bien passer le message.

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