Le gel se fait sentir dans le budget de l’année prochaine

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Le budget 2015-2016 de l’Université de Moncton sorti le 11 avril dernier, déficitaire de plus d’un million $, impose un gel des droits de scolarité pour l’année prochaine. Puisque ce gel n’est pas financé par le gouvernement, l’Université devra se serrer la ceinture du côté administratif.

En plus de ce manque de financement, qui signifie déjà une perte dans les revenus, le gouvernement n’a pas respecté son engagement d’augmenter de 2 % le financement des universités. Ces deux mesures créent un manque à gagner de 1,9 million $ à l’Université.

Le budget demeure donc déficitaire de 1 035 000 $ malgré « l’effort collectif » que l’Université a tenté d’accomplir pour empêcher les pertes. Suite à une discussion au Conseil des Gouverneurs, ils ont jugé ce déficit acceptable compte tenu de la situation. « On espère que durant l’année, on va être capable de s’occuper de ce déficit » déclare le recteur Raymond Théberge. Le fait qu’une baisse de 130 étudiants est prévue pour l’année prochaine n’aide pas la situation d’ailleurs.

Ce gel n’inclut pas cependant tous les coûts universitaires; une hausse des frais de stationnement et de logement a été confirmée pour l’année prochaine.

Quant à cela, même si les droits de scolarité demeureront à 5 604 $ pour les Canadiens et 10 270 $ pour les internationaux comme l’année dernière, la communauté universitaire en entier demeure inquiète pour le futur.

« Pour l’instant, il y a un gel d’un an en place, déclare le recteur Raymond Théberge. Malheureusement, lorsqu’on a un gel, il y a toujours un dégel annoncé un moment donné. »

Suite à l’annonce du gel au budget provincial, les recteurs des quatre universités publiques au Nouveau-Brunswick ont expédié une lettre à la ministre de l’Éducation postsecondaire pour manifester leur mécontentement.

Le recteur admet que c’est une situation difficile pour l’Université, mais aurait aimé discuter davantage avec le gouvernement avant cette décision : « On aimerait être à la table pour proposer des solutions, pas pour subir des solutions. »

Des mesures adoptées pour combler ce manque

Pour accommoder ces pertes, il a fallu que l’Université prenne des démarches pour mitiger le déficit. Même si elle n’a pas réussi à éliminer le manque à gagner de 1,9 million $, elle est parvenue à réduire le déficit jusqu’à 1,14 million $ en imposant un gel salarial aux cadres supérieurs de l’administration.

Puisque les salaires composent une grande partie du budget, le vice-recteur à l’administration Edgar Robichaud dit que c’était le meilleur secteur pour couper : « On a dû agir sur le budget en réduisant la masse salariale. C’est la seule place où on avait du jeu. »

Quant aux autres employés, des discussions avec le personnel syndiqué auront lieu au cours des prochaines semaines afin de « minimiser l’impact sur la qualité de l’enseignement » tout en évitant une grève.

 

 

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