Le Maquis: les saveurs de l’Afrique débarquent en ville!

Le propriétaire William Bougaire, originaire du Burkina Faso

Le propriétaire William Bougaire, originaire du Burkina Faso

L’unique restaurant ouest-africain à Moncton vient d’ouvrir ses portes.

Le Maquis est le tout dernier projet de William Bougaire, ancien étudiant en sciences politiques à l’Université de Moncton.

Le jeune entrepreneur s’inspire du concept d’un type de restaurant du même nom, souvent retrouvé dans son Burkina Faso natal. Ces « maquis » sont des lieux de rassemblement traditionnels, où les gens dansent, boivent et échangent.

« C’est typiquement Africain, ça représente notre culture », explique William Bougaire, en entrevue au jour de l’ouverture.

Il souhaite affirmer sa culture africaine, qui manque au paysage de Moncton, selon lui.

« Quand je constate qu’il y a beaucoup de restaurants indiens, chinois, par exemple, et qu’il n’y en a pas d’africains, alors que beaucoup d’Africains [demeurent à] Moncton, je me suis dit qu’il leur faut une place pour retrouver leur culture. »

Ces mets exotiques ne sont pas les premiers servis dans cet édifice, situé au 25 rue Killam. Les lettres effritées d’Asian Garden, le restaurant indien qui occupait les locaux jusqu’à tout récemment, sont encore visibles sur les auvents. C’est la propriétaire de l’ancien restaurant qui possède l’espace commercial, qu’elle loue maintenant à l’entrepreneur burkinabé.

C’est dans les anciens locaux du restaurant indien Asian Garden, au 25 rue Killam, que le Maquis s’est établi.

C’est dans les anciens locaux du restaurant indien Asian Garden, au 25 rue Killam, que le Maquis s’est établi.

Une vitrine de sa culture

Des masques ouest-africains sur les murs, de l’art ethnique et une odeur délicieuse d’épices contribuent à l’atmosphère unique de l’établissement.

En servant des mets de chez lui, il veut créer un esprit de partage entre les Acadiens et les Africains, nécessaire pour favoriser leur intégration dans la communauté.

« L’intégration passe par là. Pas dans le rejet, mais dans une certaine sorte de cohésion », explique William Bougaire.

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Ce sont des éléphants africains qui ornent les murs du Maquis, remplaçant les éléphants asiatiques de l’ancien restaurant.

Des mets « à l’africaine »

« Notre spécialité c’est les viandes », affirme le propriétaire.

Son restaurant propose notamment du porc au four. Ce plat est cuisiné dans des fours en terre cuite, un appareil de cuisson typique de l’Afrique occidentale.

Le Tiébou Djeun, un « riz au gras » sénégalais, et le Yassa, plat à base de moutarde et d’oignons, souvent accompagné de poulet, sont également proposés au menu.

« Les viandes, tout le monde connaît, relate William. La spécialité c’est qu’on la fait de manière différente. C’est vraiment à la manière africaine. »

Il se concentre sur l’Afrique de l’Ouest pour l’instant, mais pense plus tard ouvrir son éventail culinaire et inclure des mets de tout le continent.

En affaires depuis le 16 janvier, cet ancien étudiant s’est donné un mandat ambitieux : mettre en lumière la culture de près d’un quart des étudiants du campus de Moncton.

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  • nomad411

    Ohh wow.. Super intéressant ça.

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