Le Plan B: la petite salle au grand cœur

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Le bar le Plan B. Photo Gabrielle Viger, Le Front.

Ceci est le deuxième article dans une série sur les meilleurs bars et cafés à Moncton.

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Tracy Petukhov, la propriétaire du Plan B, à gauche alors que le Plan B remportait le prix de la salle de spectacle de l’année aux prix Musique NB. Le Plan B a remporté ce prix en 2011 et en 2012. Photo contribution.

Normalement, les propriétaires de bars cherchent à ce que le nom de leur établissement évoque une image unique dans l’esprit de leurs clients, mais pour Tracy Petukhov, l’idée qu’elle a mise en mots avec le nom de son bar, le Plan B, était celle d’une deuxième vie.

« Je venais de me séparer de mon mari, qui était propriétaire du bar qui existait dans la même salle, et quand il m’a proposé de me vendre le bar pour que je puisse en faire ce que voulais, je n’ai pas hésité », nous confie Tracy Petukhov, la propriétaire du bar le Plan B, qui a nommé son bar de la sorte afin de représenter le tournant inattendu qu’a pris sa vie.

« Lorsque j’étais encore avec mon mari, j’ai longtemps poussé pour qu’on ait de la musique dans le bar, mais cela ne passait pas. », rajoute Petukhov.

Dès que le bar lui est tombé entre les mains, elle a voulu attirer un public plus jeune et en faire un bar de musique, un lieu qui offre aujourd’hui 365 jours de musique par année.

Mais leur plus grande fierté vient de leur réputation. On surnomme le Plan B « la petite salle au grand coeur », ce que Richard Daigle, batteur pour le groupe Les Travleux, attribue à la grande gentillesse des gens que l’on croise dans le processus d’y jouer ou d’y assister à un spectacle, que ce soit « les réguliers, ou le staff incroyable, comme Tracy, Meadow et Christine ».

Lorsque l’on demande à Tracy Petukhov pourquoi elle embauche autant de musiciens comme barmans, comme Érik Arsenault, chanteur des Backyard Devils, et Serge Brideau, chanteur des Hôtesses d’Hilaire, entre autres, elle explique « que des musiciens comprennent les besoins d’autres musiciens. »

On se rend vite compte que le confort et le bonheur des musiciens qui sont de passage dans son bar sont prioritaires pour la propriétaire du Plan B. « Surtout pour les musiciens qui arrivent de l’extérieur, pour qui on offre l’appartement au-dessus du bar », ce qui sauve des frais de tournée pour les musiciens.

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Richard Daigle, du groupe Les Travleux, en spectacle au Plan B. Photo contribution.

Mais, selon Richard Daigle, le Plan B ne néglige pas pour autant les groupes locaux. « Y a des bars à Moncton que si c’est ton premier show, ils vont pas te laisser jouer ». Ces bars, affirme Daigle, pensent plutôt à remplir la salle, tandis qu’au Plan B, tous les groupes ont leur chance de jouer.

Une place que Tracy accorde de façon égale à tous les groupes musicaux. Lorsqu’elle reçoit un courriel pour une demande d’un groupe qui veut jouer à son bar, elle trouve toujours une date pour que ceux-ci puissent se donner sur la scène du Plan B.

Cette ouverture fait partie du charme du bar aux coins des rues St-George et Lutz, selon le batteur du groupe Les Travleux, mais donne aussi lieu à des surprises sur le plan musical.

« On trouve de tous les styles musicaux au Plan B, du jazz les vendredis soirs au rock, tout en passant par le métal. Le monde qui vont chaque soir ont une claque culturelle dans la face parce qu’ils voient toujours quelque chose de différent » ajoute Richard Daigle.

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