Le spectacle de la rentrée : de retour sur le campus dans l’enthousiasme

par Mathieu Plourde Turcotte

Un ciel étoilé, une température modérée, la bière qui coule à flot au coût de trois dollars la consommation, des artistes dédiés à la pâmoison de la foule, mais surtout, une ambiance de campus qui s’est fait ressusciter par la présence d’un événement que certains vétérans du campus et animateurs de CKUM décrivent comme le plus gros spectacle de la rentrée qu’ils aient vu : tel était le contexte de cette soirée du 9 septembre qui, selon Olivier Doiron, vice-président aux activités sociales, a été préparé à partir des plans du dernier spectacle de la rentrée à avoir été planifié pour le plein air sur le campus, en 2009. Il faut rappeler qu’en 2009, le spectacle, qui mettait en vedette, entre autres, Zachary Richard, et qui s’orientait pour se produire dehors, avait eu lieu à l’Osmose. Le méga show de la rentrée se dessinait donc comme un défi organisationnel à titre de formule de festivité inédite. Olivier Doiron ajoutait à cela que, pour compléter le tout, les artistes n’avaient pas été très difficiles à convaincre de venir et que chacun était enthousiasmé par leur venue au spectacle.

« En même temps, la présence de ce spectacle sur le campus était une façon, sans compter l’ajout d’une zone sans alcool dite ‘dry’, d’inclure tous les étudiants à la fête, même ceux qui n’ont pas l’âge pour entrer dans les clubs du centre-ville, » dit Zoé Gagnon, responsable de la rentrée, tout en ajoutant qu’évidemment « cela ne pouvait faire de tort à l’ambiance du campus ». Lorsque questionnée sur la présence assez faible des étudiants internationaux à l’événement, et inévitablement sur le choix des artistes, la responsable de la rentrée répond qu’évidemment, il était difficile de plaire à tout le monde et que la programmation était pourtant très diversifiée.

Lors du spectacle, George Belliveau a lancé le bal avec un country énergique. Puis est arrivé The New Cities qui a joué ses succès d’un genre de musique assez communément qualifié de pop rock avec une touche d’électro. Ensuite, le groupe franco-ontarien Swing a continué dans la vague festive. Leur musique « trad », accompagnée d’un décor de garage, d’un prix de l’essence qui ne cessait de varier et d’un DJ qui y allait occasionnellement de son break dance, a ajouté un côté original au spectacle. Finalement, DJ Peakafeller, accompagné de DJ Oli et de DJ Chris, a clos le tout avec des mixes qui se dansaient sur un plancher de danse gazonné.

Parmi les réussites du spectacle, les organisateurs ont difficilement pu passer outre le fait qu’il n’y ait eu aucune altercation ou intervention significative des gardes de sécurité malgré l’ampleur de l’événement dont l’approximation se situe entre 1 500 et 1 800 personnes par les organisateurs du spectacle (les chiffres ont été connus seulement lundi après la remise de l’article) et malgré le prix somme toute peu élevé de l’alcool.

Un spectacle qui a fait déferler des primeurs sur la radio étudiante
La venue du spectacle sur le campus a aussi permis aux artistes de se promener sur le campus sans beaucoup de contraintes de sécurité et donc de les rendre accessibles aux étudiants entreprenants. L’accessibilité des artistes a aussi permis à votre radio étudiante CKUM d’avoir le privilège de faire une brève entrevue avec le chanteur du groupe Swing, DJ Peakafeller, George Belliveau, ainsi que le chanteur et le bassiste du groupe The New Cities. Grâce à ces entrevues et à la gentillesse de certains, CKUM a fait jouer en primeur à la radio une chanson (Mugshot) de The New Cities, ainsi qu’une chanson de DJ Peakafeller tirée de son prochain album Happy By Now, que CKUM recevra la semaine prochaine, a assuré le principal intéressé, soit avant toutes les autres radios.

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