L’éléphant dans la pièce; parlons-en!

JF_elephant1_16septCet été, une toute nouvelle campagne organisée par Julie Breau a été montée afin de sensibiliser les gens à ce qui demeure malheureusement un des sujets les plus stigmatisés, la maladie mentale.

Selon la Société pour les troubles de l’humeur du Canada, la probabilité d’être atteint d’une maladie mentale au cours de sa vie est de 1 sur 5 au Canada. De plus, toujours selon cette source, la tranche d’âge comportant le plus haut taux de symptômes de dépression est celle de moins de 20 ans et celle comportant le plus haut taux de symptômes d’anxiété est celle de 20 à 29 ans. Cela n’est guère étonnant lorsque l’on considère que les dettes étudiantes sont de plus en plus grandissantes, l’insécurité causée par les coupures d’emploi et le fait de ne pas être garanti d’avoir un emploi en terminant ses études peuvent être de grandes sources de stress, et même de dépression pour bon nombre d’étudiants. Puisque la population étudiante se situe généralement entre 18 et 24 ans, il est très important que les étudiants ne se sentent pas inhibés à aller chercher de l’aide concernant un trouble mental en raison d’un regard négatif de la société sur les maladies mentales.

«Beaucoup d’universités sont très mal équipées pour traiter de la problématique de la santé mentale (…). Nous (la FÉÉCUM) avons donc décidé que nous allions offrir nos propres ressources afin de traiter de cette problématique avec l’accord de notre conseil d’administration et de l’assemblée générale» explique Alexandre Levasseur, vice-président interne de la FÉÉCUM.

«Notre but premier, avec cette campagne, est que l’on parle ouvertement de santé mentale afin de lutter contre la stigmatisation», affirme Mélanie Clériot, agente de développement social de la FÉÉCUM.

Pour ce faire, des démarches ont déjà été effectuées depuis l’été 2014.

«L’année dernière, Alexandre avait aidé à défricher le sujet en étudiant ce qui se passait ailleurs au Canada concernant la sensibilisation à la maladie mentale, et donc, voir ce que l’on pouvait faire pour la campagne cette année. Julie était là pour concrètement mettre en œuvre un plan pour sensibiliser les étudiants. Une de nos premières démarches concrètes était d’installer un géant éléphant bleu à notre kiosque lors de la journée kiosque sur lequel les étudiants pouvaient laisser leur empreinte afin de souligner que, pour eux, il est important de parler de santé mentale», explique Mélanie Clériot.

D’autres activités de sensibilisation sont également prévues dans le futur par la campagne. «Notre premier plan est de se servir du concept L’éléphant dans la pièce (qui fait référence à la place que peut prendre le sujet de la santé mentale sans que personne ne veuille en parler), en partenariat avec la Société pour les troubles de l’humeur du Canada. Cette Société consiste à former des employés de l’université qui se portent volontaires afin qu’ils soient en mesure de diriger des étudiants vivants du stress ou étant en état de détresse émotionnelle vers des spécialistes de la santé mentale ou à pouvoir les rassurer. Suite à la formation, ceux-ci recevront un petit éléphant qu’ils accrocheront à leur bureau pour signaler aux étudiants qu’ils sont disponibles pour les écouter sans les juger et les guider vers de l’aide professionnelle concernant leur état mental. De plus, une conférence donnée par Justin Boudreau, qui est un conférencier professionnel, est prévue plus tard pendant l’année. Cette conférence aura surtout pour but de rassurer ceux qui débutent l’université et de les aider à gérer les différents stress associés à la transition de l’école secondaire à la vie universitaire», poursuit celle-ci.

La société en général est de plus en plus sensibilisée à l’impact des maladies mentales, notamment suite au suicide de Robin Williams, victime de dépression, mais il reste tout de même beaucoup de chemin à faire avant que les gens aient une attitude généralement constructive à ce sujet. Espérons donc que cette campagne représente un pas vers l’avant pour la désensibilisation des maladies mentales chez la population étudiante.

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