Lettre de la part de l’AÉÉSANEF

Madame, Monsieur

Cette lettre a pour but d’informer, de préciser quelques faits et de rectifier les erreurs commises dans l’article publié par Dayna Muzey le 7 novembre 2016 qui s’intitule : Transparence devenue indifférence: documents des conseils étudiants en obscurité. C’est l’article qui a offusqué de nombreux conseils étudiants composés, mentionnons-le, de majoritairement de bénévoles qui représentent leurs étudiants et étudiantes.

Je tiens à préciser que Julie Bossé, vice-présidente externe et moi-même étions bel et bien disponibles pendant les douze jours — dont huit jours ouvrables — qui ont suivi l’envoi de mon premier courriel, soit entre le 13 et le 24 octobre, qui invitait gentiment la journaliste à prendre rendez-vous avec une de nous deux pour la consultation des documents au local 007 du Pavillon Jacqueline-Bouchard.

Le 24 octobre 2016 en après-midi, j’ai reçu un courriel de la journaliste en question et je la cite « Salut Julie-Ann, quel jour serait le mieux pour que je passe chercher les documents? Aussi, est-ce que votre local est bien le 007 Jeanne-de-Valois? ». La journaliste est passé à l’improviste au local du conseil étudiant la journée du 26 octobre 2016… De plus, un bombardement de questions et de requêtes irraisonnables chez deux membres du conseil d’administration de l’ÉSANEF a été effectué pendant cette même journée à deux endroits différents, soit à la réunion du conseil d’administration de la FÉÉCUM à laquelle la vice-présidente externe prenait part ainsi qu’au local du conseil étudiant à l’égard de la représentante de niveau Josiane Martin.

L’impression de copies des documents publics du conseil étudiant de l’ÉSANEF engendre un frais administratif de 10$ par document. Le conseil étudiant a une politique « sans papier » par pensée pour l’environnement, pour empêcher les impressions où ces documents sont ensuite jetés ou laissés à trainer suite à leur consultation.

À vous d’en juger si la démarche de la journaliste respecte ou non ces trois points distincts de la déclaration des Principes de la FIJ sur la Conduite des Journalistes à laquelle les MAUIs sont assujettis selon le site Internet http://lefront.ca :

I.  Conformément à ce devoir, le journaliste défendra, en tout temps, le double principe de la liberté de rechercher et de publier honnêtement l’information, du commentaire et de la critique et le droit au commentaire équitable et à la critique loyale.

III.   Le journaliste ne rapportera que les faits dont il/elle connaît l’origine, ne supprimera pas les informations essentielles et ne falsifiera pas de documents.

VIII.   Le journaliste considérera comme fautes professionnelles graves: le plagiat; la distorsion malveillante; la calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations sans fondement; l’acceptation d’une quelconque gratification en raison de la publication d’une information ou de sa suppression.

La situation dans laquelle la journaliste a placé le conseil étudiant de l’ÉSANEF et ses membres étudiant.e.s est irrespectueuse et malhonnête. Le conseil étudiant de l’ÉSANEF tient absolument à ce que les faits importants omis soient rectifiés. Le conseil étudiant de l’ÉSANEF trouve que les actions entreprises par une journaliste qui représente une association pour et par les étudiants déplorables. Encore une fois, les documents sont disponibles pour consultation, il ne suffit qu’à prendre rendez-vous!

Évidemment, cette lettre ne vise aucunement à diminuer l’importance de la transparence que doivent démontrer les conseils étudiants, mais plutôt d’informer les lecteurs du journal étudiant Le Front que les documents publics du conseil étudiant de l’ÉSANEF sont effectivement disponibles. De plus, nous encourageons nos collègues élu.e.s de maintenir leurs dossiers en bon état pour toute autre enquête ou tout simplement pour leurs étudiant.e.s membres respectif.ve.s.

En espérant que les actions de cette année ne se reproduisent plus dans les années à venir et que les actions posées n’entravent pas l’engagement étudiant envers le conseil étudiant de l’ÉSANEF ou tout autre conseil étudiant qui fait partie de la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), bien à vous, veuillez agréer mes salutations les meilleures.

Julie-Ann Michaud

Présidente du conseil étudiant de l’ÉSANEF

 

Réponse à l’AÉÉSANEF

Suite à l’exercice annuel sur la transparence des conseils étudiants, Le Front a reçu une lettre de la part du conseil de l’Association Étudiante de l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (l’AÉÉSANEF) pour administrer une plainte contre le contenu de l’article rédigé.

Le Front tient d’abord à remercier l’AÉÉSANEF qui a choisi de s’adresser directement à nous pour faire part de leur insatisfaction face à un article publié sur notre plateforme médiatique. Nous encourageons l’ouverture du débat des sujets abordés par les Médias acadiens universitaires incorporés (MAUI), comprenant Le Front et CKUM, puisque c’est justement par la voie des médias que nous espérons tenir et diffuser les discussions ainsi que les opinions de la communauté universitaire.

En réponse, nous constatons que l’AÉÉSANEF exprime avoir été fortement offusquée par l’enquête menée par Dayna Muzey, et que le conseil semble accuser la VP Front d’un manque envers son devoir comme journaliste.

Qualifiant la demande de la journaliste comme étant « irraisonnable », l’AÉÉSANEF a soulevé le fait que la journaliste n’a pas pris rendez-vous pour consulter leurs documents, entre la date de demande initiale et la date limite donnée (2 semaines). Le Front, y compris la journaliste concernée, tiennent à confirmer ce fait et à s’excuser de l’erreur commise.

Par contre, nous tenons aussi à rappeler que même si la demande de rendez-vous a été administrée en retard, la journaliste a bel et bien envoyé cette demande à l’AÉÉSANEF, qui s’est abstenu de répondre jusqu’à ce que la journaliste se présente en personne au local du conseil pour refaire sa demande. C’est seulement suite à cette rencontre que la présidente de l’AÉÉSANEF a répondu au courriel de la journaliste pour lui dire qu’elle ne serait pas disponible pour les deux prochaines semaines. C’est également dans ce même courriel que l’AÉÉSANEF a imposé 10$ de frais administratifs pour la consultation des documents, nouveauté qui n’a pas été demandé par le conseil dans le premier échange courriel et qui est survenue suite à l’annonce de la même initiative de l’AÉFSUM (Association étudiante de la faculté des sciences de l’Université de Moncton).

Pour ce qui est des autres reproches de l’AÉÉSANEF portées contre la journaliste et la méthode qu’elle a choisi pour entreprendre l’enquête, Le Front rejette chacune de ces accusations, sans exceptions. Chaque point de critique soulevé par la lettre perd son poids face à la simple réalité ; la journaliste a rédigé son article conformément aux faits recueillis ainsi qu’au code déontologique du journalisme.

Le Front tient également à rappeler l’objectif primaire de l’enquête, qui est celui d’administrer un exercice de transparence aux conseils étudiants afin d’inciter un esprit d’ouverture et de bonne foi envers l’accès à l’information. Par l’entreprise annuelle de cet exercice et en recueillant les résultats au sein d’une enquête, nous espérons voir les conseils s’ouvrir de plus en plus à la demande d’information. Ceci a effectivement été un fait visible en comparant les résultats de cette année et ceux de l’année dernière. En 2015, aucun des 13 conseils n’ont réussi à fournir tous les documents demandés par Le Front, alors que cette année 3 des 13 conseils ont promptement répondu à notre demande avec tous leurs documents présents.

Nous sommes désolés de la réaction de l’AÉÉSANEF face à l’effort que nous tentons d’effectuer envers la transparence des conseils étudiants, et nous espérons que l’objectif de l’enquête soit clarifié pour tout sceptique de nos motifs.

L’équipe de rédaction de Le Front

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Enquête journalistique et non judiciaire

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