Logement: Des inspections mensuelles sèment l’inquiétude

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Des inspections obligatoires auront lieu chaque mois dans les résidences universitaires. Photo : Samuel LeGresley

Toutes les résidences de l’Université feront dorénavant l’objet d’une visite mensuelle par le Service des logements.

Un courriel a été envoyé le 26 octobre dernier à tous les étudiants en résidence, pour annoncer une « visite mensuelle dans tous les logements ».

Il ne précisait pas si les locataires allaient recevoir un préavis 24 heures avant la visite, conformément à la loi provinciale concernant toute visite par les propriétaires, excepté en cas d’urgence.

Le courriel justifie ces inspections avec la loi provinciale sur l’Hygiène et la sécurité au travail, qui indique à l’article 9(2) a.1) que tout employeur doit: « s’assurer qu’un lieu de travail est inspecté au moins une fois par mois pour y repérer tout risque pour la santé et la sécurité de ses salariés. »

L’objet de ces visites serait une inspection de l’état du logement et des systèmes anti-feu, pour s’assurer que les normes soient respectées.

Des étudiants inquiets

La Fédération des étudiantes et étudiants (FÉÉCUM) dénonce le manque de clarté dans cet avis aux locataires.

Guillaume Deschênes-Thériault, v.-p. externe du conseil des Sciences sociales qui demeure en résidence, a envoyé un courriel au Service des logements suite à l’annonce pour porter plainte à ce sujet, dénonçant une infraction à la vie privée.

« Je m’attends à recevoir un avis de 24 heures de la sécurité pour que le service de logement rentre chez nous. Personnellement, je n’ai rien à cacher, c’est surtout au niveau du principe. »

Le conseil exécutif de la fédération étudiante a donc rencontré le Service de sécurité au matin du 9 novembre pour connaître les raisons derrière ces inspections obligatoires.

« On voulait s’assurer que les étudiants soient traités comme quelqu’un qui loue un logement n’importe où dans la Ville de Moncton », dit Pascal Haché, président de la FÉÉCUM.

La sécurité a informé la Fédération qu’elle veut assurer un respect des normes reliées aux incendies, puisque certains étudiants font usage d’équipement dangereux pour cuisiner et bloquent parfois les extincteurs.

Mais la FÉÉCUM désire un respect du préavis d’au moins 24 heures.

« Ton propriétaire de logement ne peut pas juste shower up chez vous pis entrer dans ton appartement, faut qu’il y ait une cause, une raison, une urgence. »

Selon Pascal Haché, l’administration semblait ouverte à donner un préavis, et déterminera les mesures pour avertir les étudiants avant ces inspections.

L’administration de l’Université a été contactée par Le Front pour plus d’informations, mais n’a pas retourné notre demande d’entrevue.

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