L’Université de Moncton veut reconnaître les compétences internationales

par Marc-André LeBlanc

Dans le cadre des Journées du commerce international, L’Université de Moncton a dévoilé le Passeport international, une initiative vouée à reconnaître l’intelligence culturelle chez les étudiants.

Ce nouveau projet est parmi les premiers en son genre dans le monde universitaire, alors que l’idée du modèle présenté jeudi dernier est une évolution de ce qui est déjà fait à l’Université Brock en Ontario.

« L’objectif est d’encourager les étudiants à participer à une variété d’activités, que ce soit des conférences, des ateliers, des présentations ou même des séjours à l’étranger », indique la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, Marie-Linda Lord.

Ainsi, grâce à leur passeport international, les étudiants des trois campus ont maintenant la possibilité de récolter des points avec chaque activité à caractère international à laquelle ils participeront. Par exemple, une conférence sur un thème comme la mondialisation représente 5 points, alors qu’un semestre d’étude à l’étranger vaut 30 points.

Les étudiants qui amasseront 100 points lors de leur parcours universitaire se verront remettre un certificat attestant les connaissances acquises au niveau international. Ce certificat remis par l’Université complémentera le diplôme de fin d’études.

Les étudiants internationaux ne sont pas en reste dans ce projet à saveur internationale. Pour ceux-ci, des expériences de travail et des projets au Canada seront reconnus comme des points valables au passeport international.

« Pour sortir un mot à la mode, on parle beaucoup d’intelligence culturelle; par exemple dans les firmes d’avocats, on recherche beaucoup de personnel avec un quotient culturel et le certificat en sera une preuve que vous en aurez acquis », rapporte Marie-Linda Lord

Pour participer au programme, les étudiants doivent s’inscrire auprès du Service de mobilité internationale. Ce service tiendra une base de données avec l’ensemble des activités de chaque étudiant. De plus, un comité, dont sera membre un étudiant de deux des trois campus, verra au fonctionnement du programme et à l’approbation des points qui ne sont pas exactement dans la grille standard de critères.

Comme le programme en est à sa première année, il sera plus difficile pour les étudiants qui terminent leurs études d’atteindre les 100 points nécessaires pour l’obtention du certificat.

« Oui, c’est possible de le faire en un an, mais de façon réaliste, de viser à le faire en deux ans c’est plus probable que dans une seule année », soutient la Vice-Rectrice aux affaires étudiantes et internationales. « Ça peut s’étendre aussi sur trois ans, sur quatre ans ; ça peut s’étendre sur la durée du séjour à l’Université de Moncton en fait. »

En bref
Les journées du commerce international à l’Université de Moncton qui se déroulaient la semaine dernière ont déjà permis aux étudiants d’amasser des points pour leur passeport alors que plusieurs conférences ont été présentées à la faculté d’administration. Parmi celles-ci, on retrouvait notamment un exposé du vice premier ministre du Nouveau-Brunswick Paul Robichaud sur les efforts que fait la province en matière de développement économique.

De plus, la Faculté a procédé au traditionnel défilé des drapeaux. Cette année, des étudiants et des professeurs de 25 pays de l’international fréquentent la faculté.

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