Manifestation contre les stages non rémunérés en novembre

Le président de la Fédération des étudiantes et étudiants (FÉÉCUM) Tristian Gaudet. Photo : Le Front

La Fédération étudiante (FÉÉCUM) mène une manifestation le 10 novembre prochain devant le bureau du premier ministre Brian Gallant et du ministre de l’Éducation postsecondaire Roger Melanson, à Dieppe. Les étudiants veulent faire entendre leur voix sur la question des stages non rémunérés.

Dans le cadre de la deuxième étape de la campagne Mon stage me ruine, la Fédération des étudiantes et étudiants (FÉÉCUM) désire mettre de la pression sur le gouvernement provincial pour que ce dernier s’engage auprès des étudiants sur la question des stages non rémunérés.

Cette manifestation sera menée en collaboration avec les conseils étudiants des facultés, qui inviteront les étudiants à la mobilisation. Ceux qui désirent participer sont invités à se réunir au centre étudiant à 10h45 afin de préparer des pancartes. Les étudiants se rendront sur les lieux en autobus vers 11h30.

Chaque année, la journée internationale des stagiaires du 10 novembre est une occasion pour les étudiants en période de stage de dénoncer leur situation précaire. Ceux-ci doivent souvent payer davantage qu’un étudiant régulier en raison des frais supplémentaire tel que le transport, le stationnement, les uniformes et dans certain cas un logement additionnel.

Pour Alexandre Cédric Doucet, vice-président exécutif de la FÉÉCUM, il était logique que la manifestation tombe le 10 novembre pour participer à ce mouvement mondial.

L’emplacement aussi a été soigneusement choisi par les organisateurs.

« En manifestant devant le bureau de Roger Melanson et de Brian Gallant, nous allons faire une pierre, deux coups, puisqu’ils sont au centre de la prise de décision sur ce sujet »

– Alexandre Cédric Doucet, vice-président exécutif de la FÉÉCUM

Collaboration internationale

Lors des derniers mois, Alexandre Cédric Doucet est entré en contact avec d’autres organisations étudiantes du Québec, de Grande-Bretagne, des États-Unis, de la France afin de mettre leurs actions en commun.

Pour atteindre cet objectif, une déclaration commune pour la journée internationale des stages sera envoyée dans la sphère publique et des manifestations auront lieu dans ces endroits.

« Nous espérons ainsi créer un mouvement mondial pour avoir davantage de force face à nos gouvernements respectifs sur ce problème mondial ».

– Alexandre Cédric Doucet, vice-président exécutif de la FÉÉCUM

Alexandre Cédric Doucet, V.-P. exécutif de la Fédération des étudiantes et étudiants. Photo : Maxime Dubé, Le Front

De la sphère privée à la scène publique

La FÉÉCUM désire aussi obliger le gouvernement à venir discuter sur la scène publique avec les étudiants.

« Nous rencontrons le gouvernement, mais toujours derrière des portes closes », dit le président Tristian Gaudet.

En manifestant directement devant leur bureau, ils espèrent avoir des résultats plus concrets.

« Ils n’auront pas le choix de venir discuter avec nous et de faire une promesse devant la communauté étudiante. S’ils décident de ne rien promettre ou de ne pas prendre la parole, cela ne leur donnera pas une bonne image. »

– Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM

Pour garder le momentum, la FÉÉCUM continuera sa campagne de sensibilisation sur les médias traditionnels. Elle diffuse déjà des pubs à la télévision, notamment pendant l’émission « Tout le monde en parle », l’une des plus écoutées dans le milieu francophone.

De plus, l’exécutif de la FÉÉCUM entamera une tournée médiatique dans les radios communautaires durant les mois de janvier et de février.

« Nous désirons sensibiliser la population afin que la question des stages non rémunérés devienne un enjeu de la prochaine campagne électorale ».

– Alexandre Cédric Doucet, vice-président exécutif de la FÉÉCUM

Du côté des médias sociaux, des témoignages seront donc publiés sur les médias sociaux par l’entremise de la page de la FÉÉCUM et des facultés.

Author Details
Pigiste

Maxime est diplômé en Science politique à l’Université de Moncton et entreprend présentement un deuxième baccalauréat en information-communication. Il est fortement impliqué dans les causes de justice sociale telles que la pauvreté et la communauté LGBTQ+.

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