Marc Alias Bones : portrait d’un DJ éclectique

C’est avec beaucoup d’humilité que Marc Xavier LeBlanc, plus connu sous le pseudonyme de DJ Bones, accepte de EL_Bones2_14oct2015partager son parcours de carrière avec Le Front. Bones, qui est originaire de Moncton, se décrit plutôt comme étant introverti, mais « outgoing », chose que l’on comprend bien après avoir fait sa connaissance.

Son père avait une collection de vinyles impressionnante et ses parents attachaient toujours beaucoup d’importance à la musique, ce qui a bien imprégné sur le jeune Marc. Ils étaient trois enfants et Bones se décrit plutôt comme le « artsy fartsy de la famille ».

Formation du jeune artiste

L’ancien étudiant de l’Université de Moncton qui voulait être architecte, mais qui n’avait « pas les notes en math » a débuté ses études universitaires par deux ans en administration.

« J’ai toujours été intéressé à faire de la business et du marketing », indique-t-il.

Il n’avait jamais vraiment touché à l’art, mais c’est à l’Université qu’il a commencé à s’intéresser à la photo avec un cours d’été. C’est avec ce cours d’introduction et aussi grâce à son émission de radio à CKUM « PolyChromatique » et « La photo sonore » qu’il avait décidé qu’il voulait faire quelque chose avec la musique et les arts. Il s’aventure donc dans un autre baccalauréat, celui des arts visuels à l’Université de Moncton et est le dernier à graduer en photographie et communication graphique, puisque ce programme est aboli en 1999.

Une panoplie d’emplois

Tout comme son parcours universitaire, sa carrière connait beaucoup de projets divers. C’est en amalgamant toutes ses disciplines, arts et business, qu’il est maintenant reconnu pour son travail impressionnant. Sa passion est vraiment de faire découvrir de nouveaux artistes. Il a même reçu une lettre écrite d’un membre du groupe Arcade Fire le remerciant d’être un des premiers à jouer leur musique à la radio durant ses premières émissions à CKUM. Sa première expérience comme DJ débute au Kacho, l’un des anciens bars de l’Université de Moncton.

Il était aussi photographe de concerts en direct au Kacho, et indique qu’il « aime l’ambiance de juste figer un moment ». Bones partage au Front que sa caméra était souvent un sujet de conversation de brise-glace, quelque chose qui amenait les gens à lui parler.

Il a aussi été représentant communautaire des MAUI pendant plusieurs années et a toujours une émission de radio à CKUM. Au Centre culturel Aberdeen, il gère son propre studio de photos et aussi une salle de pratique pour les musiciens qui sont intéressés. Il a aussi auparavant travaillé à Radio-Canada comme chroniqueur pour Bande à part, une émission dédiée à la musique émergente qui a cessé en 2013. De graphiste pour des disques de musique à photographe au Front, vous le nommez, il l’a sûrement déjà fait.

Ayant eu de l’expérience comme moniteur à deux camps de jeunes, Bones décide alors de commencer à organiser des soirées.

« Ces expériences-là m’ont donné comme appréciation de toujours vouloir donner aux autres, de toujours vouloir partager mes connaissances ».

En 2004 il commence ses soirées Indie Pop Night (IPN) et depuis il n’a pas cessé de faire une représentation par mois, soit à Moncton ou Fredericton, Charlottetown, Halifax, Sackville et St-Jean.

« Jsuis une personne qui est très rassembleur », fait-il savoir.

Il s’était inspiré d’une soirée éclectique en Irlande où ils jouaient de la musique « underground », qu’il explique par le fait qu’il « était beaucoup influencé par le métissage de musique qu’ils avaient en Europe ».

Impliqué partout

Ses émissions à la radio ainsi que son arrivée au Centre culturel Aberdeen sont des événements qui lui ont fait vouloir EL_Bones1_14oct2015s’impliquer davantage dans la communauté artistique. Ce n’est pas sans peine et misère qu’il réussit finalement à percer dans le système scolaire et est finalement accepté pour donner des ateliers de musique dans les écoles. Il produit également des Studio lab sessions, qu’il explique comme étant : « un genre de think tank où j’invite les producteurs de musique électronique, les gens qui sont passionnés de la technologie pis la musique à se mettre ensemble pis partager ces connaissances ». Il offre même une de ces sessions dans le cadre du Festival (506), le samedi 17 octobre, sans frais.

Bones est aussi un membre fondateur de la Bikery, une corporative de location, de réparation et d’entreposage de vélos.

Des rêves à réaliser

Il ne va pas sans dire que Bones a plusieurs idées qui mijotent dans sa tête. Parfois, il a besoin de l’aide ou du support d’autres personnes afin de faire de ces idées des réalités. Marc aimerait faire une petite école de DJ pour partager ses connaissances aux jeunes.

« C’est la jeune génération qui ont vraiment le pouvoir de faire du changement, so moi j’tiens beaucoup à cœur d’essayer de rejoindre ces jeunes-là ».

Il aimerait aussi idéalement avoir un endroit où des jeunes plus défavorisés pourraient se rassembler afin de développer leurs habiletés artistiques, que ce soit en musique ou en art visuel. Il a rejoint quelques personnes clés, mais jusqu’à ce jour il frappe dans un mur.

« L’idéal ce serait d’avoir des bourses ou du financement (…) ».

Marc discute aussi de réaliser un grand rêve d’artiste : « J’ai toujours voulu commencer mon record label company, mais j’suis très dur sur moi-même, j’suis très perfectionniste ».

Une chose est certaine, Marc alias Bones, qui se donne constamment pour sa communauté, n’a certainement pas fini sa carrière. D’autres projets, aussi innovateurs soient-ils, sont assurément sur son chemin.

Author Details
Emilie est diététiste présentement à la maîtrise en sciences de la santé. Elle est passionnée de la nutrition et de la cuisine et souhaite transmettre ceci à ces lecteurs. N’ayant pas peur du ridicule et étant parfois sarcastique, ceci ne se traduit pas toujours très bien à l’écrit, mais elle tente tout de même de bien passer le message.
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