Moncton marche contre le harcèlement sexuel

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer le harcèlement sexuel chez les femmes. Photo : Marc Samuel Larocque (FÉÉCUM)

Plus de 60 femmes et hommes se sont réunis mercredi dernier au centre-ville de Moncton dans le cadre de l’évènement « Reprenons la nuit », qui est organisé chaque année un peu partout dans le monde pour dénoncer les agressions à caractère sexuel dont les femmes sont régulièrement victimes durant la nuit.

Cette année, le Carrefour pour femmes et le YMCA organisaient cet évènement pour le Grand Moncton. Pour l’occasion, la population était invitée à une veillée aux chandelles à la mairie de Moncton et à une marche sur la rue Main, visant à permettre aux femmes de « reprendre la nuit ».

Pour Geneviève Latour, intervenante au Carrefour pour femmes et organisatrice de l’évènement, il est important de dénoncer la culture du viol dans son ensemble.

Geneviève Latour, organisatrice de l’événement. Photo : Marc Samuel Larocque (FÉÉCUM)

« Il est nécessaire de donner une voix aux femmes qui trop souvent ne sont pas encore confortables de marcher la nuit, mais plus largement, il faut dénoncer la culture du viol qui permet ces agressions et il est nécessaire aussi de rappeler que ces agressions ne se déroulent pas uniquement la nuit ».

– Geneviève Latour, intervenante au Carrefour pour femmes et organisatrice de l’évènement

La campagne #ConsentementUdeM

Dans le cadre de sa campagne sur le consentement, la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) était présente pour l’occasion.

« Vu que dans notre campagne #ConsentementUdeM on travaille avec le carrefour pour femmes et le RFNB et que la marche porte sur les agressions sexuelles, on s’est dit que cette activité s’inscrivait très bien dans le cadre de notre campagne. Donc nous avons envoyé une délégation de la FÉÉCUM pour y participer ».

Pascale Joëlle Fortin, vice-présidente interne de la FÉÉCUM

Pascale tenait à rappeler à la communauté étudiante que la campagne se poursuit et qu’il est possible de partager, à partir des pages des conseils étudiants, des mythes et des statistiques sur le harcèlement sexuel afin de conscientiser la population étudiante à cette problématique.

Author Details
Pigiste

Maxime est diplômé en Science politique à l’Université de Moncton et entreprend présentement un deuxième baccalauréat en information-communication. Il est fortement impliqué dans les causes de justice sociale telles que la pauvreté et la communauté LGBTQ+.

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