Pourquoi ne pratiques-tu plus d’activité physique ?

Pourquoi le taux de participation aux activités physiques chez les jeunes baisse? Voici là une très bonne interrogation qui mérite une analyse bien élaborée. De ce fait, le Projet MATCH (Mesurer les AcTivités des jeunes pour Comprendre leurs Habitudes), qui est un projet de recherche du Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick, tentera de répondre cette question.

Qu’est-ce que le Projet MATCH ?

Le projet MATCH est une étude sur l’activité physique chez les jeunes. En réalité, il vise principalement à permettre de mieux comprendre les facteurs qui contribuent à faire changer le niveau d’activité physique des élèves alors qu’ils vieillissent.

Le projet a été récemment reconnu par le Conseil en Sciences humaines du Canada, qui a bien évidemment occupé la 3e place dans un palmarès de plus de 100 projets de recherche dans tout le pays. Ce privilège a permis au projet Match de gagner une somme de 156 000 $ pour poursuivre la recherche.

Cette recherche est en effet dirigée par le professeur au Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick (CFMNB), Mathieu Bélanger. Ce dernier est en collaboration avec quelques chercheurs venus de Montréal.

D’après Mathieu dans un communiqué de presse « l’importance d’étudier l’activité physique chez les jeunes est marquée, puisque c’est un des facteurs les plus étroitement liés à la santé et les habitudes développées durant l’adolescence sont souvent celles qu’on adopte à l’âge adulte ».

Le public cible de cette étude est constitué d’élèves du secondaire.

Comment se passe le projet ?

« C’est depuis la cinquième et la sixième année que nous suivons les élèves, ils sont rendus à présent en dixième et onzième année. On les suit tout le long de leur secondaire parce que c’est à cette période que l’on observe un déclin, » dit Émilie LeBlanc, coordonnatrice du projet.

C’est en fait la sixième année que cette recherche se poursuit. Le projet MATCH a permis de suivre l’évolution de la participation à différents types d’activités physiques de près de 1000 élèves francophones et anglophones à travers le Nouveau-Brunswick.

« On procède par collecte des données à travers un questionnaire, trois fois par année. Chaque quatre mois, on leur pose les mêmes questions et on voit dans le temps si les réponses changent, » explique une fois de plus Émilie LeBlanc.

Quelques difficultés

Alors même si le projet MATCH est encore en cours, sept articles scientifiques ont déjà été publiés. Ces articles ont apporté quelques réponses à la question de savoir pourquoi on assiste à un déclin dans la pratique des exercices physiques.

Le public cible est constitué d’adolescents, néanmoins il peut arriver que certains élèves ne soient plus intéressés par l’étude. C’est ce que LeBlanc expliquait lors d’une entrevue avec Le Front. À cela, il faut ajouter le fait qu’il y a des écoles qui n’acceptent pas que les recherches se fassent au sein de leur institution.

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