Parkings pleins, mais supports vides?

Cette semaine, c’est encore l’été. S’il est déjà difficile de trouver une place de parking, l’hiver va être long.

Avant votre cours, à 9 h 50, vous savez que vous n’allez pas entrer à temps. En arrivant au parking, c’est visiblement plein. En plus, c’est garanti que trois autres sont dans le même pétrin que vous, en train de chercher la même place qui n’existe pas.

En plus, il fait soleil. C’est normal ça?

On s’entend que, d’entre vous quatre, il y en a sûrement trois qui vivent à moins de dix minutes à vélo de l’Université. Ce n’est pas un chiffre scientifique, mais vu le nombre d’appartements dans ce rayon-là autour du campus, pensez-y.

Oui, peu de gens sont à moins de dix minutes de marche, mais le rayon à vélo est beaucoup plus grand et couvre presque toute la ville (de Moncton, selon Google Maps).

Malgré cela, les supports à vélo sont vides et l’Université les retire du centre étudiant.

Pourquoi?

En temps normal, ces trucs-là sont loin d’être pleins, et il n’y en a pas cinquante sur le campus. On ne sait pas pourquoi il y en a deux de moins cette année au Centre étudiant, mais il suffit de jeter un coup d’œil autour pour voir que très peu d’étudiants viennent à l’Université en vélo.

Oui, vous avez payé votre passe de parking 250 $, en plus du 50 $ d’amendes que la Sécurité vous a fait rappeler. Vous voulez en avoir pour votre argent, mais en attendant, pensez à votre voisin de classe qui vit à Dieppe. Il faut que lui, il souffre parce qu’un étudiant qui vit dans Sunny Brae a pris sa place?

Si vous n’avez pas de vélo, essayez au moins de covoiturer? Oui, vous avez peut-être moins la liberté de sauter le 63 et d’aller au McDo le midi. Par contre, stationner à deux laisse la place aux autres.

Vu le nombre d’étudiants et d’employés ici chaque jour, ça occupe un espace énorme si chaque personne prend huit mètres carrés.

Marchez tout simplement? Ce n’est pas un choix pour tout le monde, mais vingt minutes pour certains c’est peut-être mieux que de faire le tour du campus trois fois en voiture pour enfin devoir s’arrêter à dix minutes de sa faculté.

Pour plusieurs, ça peut sembler tentant d’asphalter ces grands champs fraîchement tondus qui sillonnent tout le campus. Mais est-ce qu’on a besoin d’encore plus de stationnements?

En attendant, ce n’est pas l’hiver encore, donc mettez un p’tit sweat-shirt, humez l’air frais, pédalez et montrez à l’Université qu’il en faut, des supports à vélos.

L’équipe éditoriale du Front

Mention spéciale aux vingt étudiants en Sciences qui parviennent à remplir le leur, exception visible sur le campus. Photo – Le Front

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