Parlait-on des conflits entre français et anglais dans la chanson traditionnelle acadienne?

Éva Guillorel, debout dans le CEAAC de la bibliothèque Champlain, quelques minutes avant sa conférence. Photo : Mylène Rose Bourque, Le Front

Une conférence a eu lieu sur les conflits franco-anglais dans les chansons de traditions orales acadiennes, lors des Vendredis midis de l’Institut d’études acadiennes la semaine dernière. La conférencière Éva Guillorel est une professeure d’histoire de l’Université de Caen en Normandie.

Les chansons de tradition orale acadienne nous racontent ce qui est arrivé à plusieurs Acadiens dans le passé. Plusieurs auteurs de ces chansons ont oublié de nous situer dans le temps, alors les dates de ces chansons restent inconnues.

Malgré le fait que la Déportation des Acadiens a été un événement particulièrement marquant pour ceux-ci, aucune chanson du répertoire étudié par Guillorel n’abordait le Grand Dérangement.

 

Une variété de chansons a été présentée lors de la conférence. En guise d’exemple, il y avait des chansons parlant d’hommes morts dans un combat entre les Français et les Anglais, comme il y en avait qui racontait l’histoire d’un père et son fils qui meurent en combat sur l’eau.

Madame Guillorel met l’importance sur la chanson « Le foudrion ». Cette chanson aurait été la plus reconnue parmi toutes les autres chansons acadiennes. Celle-ci raconte l’aventure d’un navire qui se fait arrêter par les Britanniques.

Pourquoi cette femme, originaire de la Bretagne, s’intéresse-t-elle à l’Acadie, plus spécifiquement à ses chansons?

« Je suis venue voir, avec mon conjoint, les familles qu’il connaissait dans la péninsule acadienne du côté de Tracadie et puis j’ai aussi travaillé un peu, par hasard, sur une recherche sur les missionnaires en Acadie au 17e, 18e et 19e siècles et il y avait des sources intéressantes sur l’Acadie », raconte l’historienne.

Que reste-t-il de ces chansons?

Selon Éva Guillorel, les jeunes manquent la chance d’écouter des chansons sur ce que leurs ancêtres ont vécu pour la simple raison qu’ils ignorent l’existence de celles-ci.

Elle veut toutefois transmettre sa passion pour l’histoire aux étudiants.

« J’essaie de transmettre avant tout la passion que j’ai pour l’histoire parce que c’est quelque chose qui me passionne et j’ai eu des professeurs qui m’ont passionnée […] et j’aimerais transmettre ce que j’ai reçu de ces professeurs aux étudiants », ajoute la conférencière.

 

 

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