Pascal Haché : « C’est l’argent des étudiants »

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Pascal Haché, président de la FÉÉCUM. Photo archives.

Les résultats de l’enquête du Front sur les documents légaux des associations étudiantes inquiètent le président de la FÉÉCUM.

Pascal Haché souligne qu’il n’a pas le droit de s’ingérer dans les affaires des conseils, mais peine à comprendre pourquoi certaines associations refusent de communiquer ces informations au public.

« C’est l’argent des étudiants. Il faut savoir de quelle façon c’est dépensé », dit-il.

Quant à la FÉÉCUM elle-même, elle rend tous ses documents disponibles publiquement. Leur constitution, leurs budgets annuels, leurs procès-verbaux et les rapports des élus sont disponibles à quiconque veut les consulter.

Puisqu’elle regroupe tous les conseils étudiants en tant que fédération, la FÉÉCUM n’a aucun droit de regard sur la constitution des treize associations à qui elle attribue la péréquation, mais pour recevoir celle-ci, les conseils doivent fournir les trois documents, selon une politique adoptée en 2013.

« On doit s’assurer que toute cette information-là soit disponible. On veut pas qu’une autre situation arrive et qu’un autre étudiant prenne avantage de l’argent des étudiants », dit Pascal Haché, en faisant référence au cas de fraude subi par le conseil des Arts en 2012 quand leur président a contrefait des chèques totalisant 15 000 $.

Il soutient aussi un autre problème, celui d’accumuler trop d’argent non investi dans des activités.

« Est-ce que c’est normal que tu fasses partie d’une faculté, et que [le conseil] finisse l’année avec un gros montant d’argent? Parce que l’argent que tu payes dans la cotisation étudiante, il devrait être utilisé pour les activités pendant que toi t’es là. »

Selon lui, c’est à cause de ces problèmes que le budget des associations devrait être rendu public, pour que les étudiants voient de quelle façon leur argent est dépensé.

 

Comment prendre de meilleures mesures?

Pascal Haché mise sur la transition pour régler le problème d’archivage : « Y’a une nouvelle gang qui arrive à chaque année. Si t’as pas de documents préparés et donnés au prochain exécutif, tu peux pas savoir qu’est-ce qui a été fait. »

Il met aussi l’accent sur la facilité du numérique: « On a tous des ordinateurs maintenant. […] On peut tous garder ça sur une clé au lieu de l’imprimer. »

Sinon, la FÉÉCUM offre aussi des services pour les étudiants des conseils qui ont besoin d’aide sur la gérance d’un budget.

« Si le V.-P. finances d’un conseil a de la difficulté, il vient ici et on peut l’aider. C’est un service qu’on offre. Il n’y a pas d’excuse de dire “j’sais pas comment le faire”. »

« Si on ne serait pas en ordre, je pense pas que les étudiants apprécieraient ça », ajoute le président.

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