Tous réunis au Coude pour le Festival « PAR nous, POUR nous »

Jeudi dernier, l’étudiant en sociologie, Kevin White, a prouvé aux étudiants de l’UMCM que des événements extraordinaires peuvent devenir réalité avec de l’ambition, du travail acharné et de l’aide de la communauté. En effet, cette journée a marqué la concrétisation de son plan d’un festival entièrement composé d’artistes locaux, dont la plupart étaient étudiants à l’UMCM, qu’il nomma par conséquent Festival PAR nous, POUR nous. Le tout s’est déroulé au bar étudiant Le Coude.

Kevin explique avoir décidé d’organiser ce festival puisqu’il ressentait qu’il manquait de vie sur le campus en général. « En créant cette forme d’événement, j’ai vraiment laissé la porte ouverte à tous, invitant même à plusieurs reprises les jeunes et les moins jeunes à venir participer à l’élaboration et l’organisation de l’événement. Je crois vraiment qu’il s’agit d’une forme d’événement qui est nécessaire sur le campus et pour la communauté de Moncton en général. Nous avons un rôle social en tant qu’étudiants, en tant qu’institution centrale. Si l’institution ne prend pas ses responsabilités à cœur, nous nous devons de le faire par nous-mêmes. À un moment donné, l’administration de notre institution se devra de suivre, ou tout simplement se dissocier de ses étudiants », affirme celui-ci. Eléna Boudreau, étudiante en éducation à l’UMCM, partage également cet avis : « Ça prend des événements comme celui-là pour donner aux artistes l’envie de continuer à s’exprimer, donner aux Acadiens l’envie d’avancer », affirme-t-elle.

Le festival, qui a débuté à midi et s’est terminé à 2h du matin la journée suivante, a donné la chance à plus d’une vingtaine d’artistes et groupes de démontrer leur talent devant le public. Le festival a commencé avec des performances musicales de Marie-Charlotte Joset, de la musique traditionnelle de Bryan et Edgard Poirier, une « messe » animée par Miguel Thibeault, le lancement de la deuxième édition du magasine d’écriture libre Beûgle ainsi que des discussions thématiques. Les spectateurs, qui étaient peu nombreux au début de l’événement, mais qui ont gagné en nombre à partir de 3h jusqu’à complètement remplir la salle en soirée, ont ensuite eu droit à des performances humoristiques de Miguel Thibault, Normand Pothier et Nathan Dimitroff. Ce fut suivi par de la poésie de la part de Marc Chamberlain, Soraya Gallant, Pierre-André Dion, Nathan Dimitroff, Kevin White, Matt Cormier, Vanessa Moeller, Caroline Bélisle et Thomas Hodd, ensuite par des performances musicales de Mathieu Boudreau, Ground Roots Trio, Menoncle Jason, 2CéMieux, Jacques Boudreau, Mathieu Lewis, Pierre-André Dion, Simon Leblanc, Space Rocks and Peanut Butter Sandwiches, Les Jeunes d’Astheure, Les Travleux et Infinity Goat et même à une imitation de Michael Jackson par Marco Arseno. Le tout fut animé par Marc Chamberlain, Matt Cormier, Annie Desjardins et Normand Pothier. De plus, de l’art en direct avait lieu pour tous ceux qui souhaitaient exprimer leur créativité sur un des murs du Coude.

De façon générale, le festival semble avoir été grandement apprécié par les personnes présentes, autant du côté des spectateurs que du côté des artistes. « Pour moi, le Festival a été un grand succès! C’était une très bonne et belle initiative de la part de Kevin et tous les autres qui ont contribué à organiser cette soirée et il a été beau de voir tous les gens qui se sont déplacés pour cet événement. Ça nous a permis de goûter de différentes façons à la richesse de la culture acadienne, de se rassembler pour une belle cause », affirme Eléna Boudreau. « Moi j’ai trouvé que franchement ça bien été pi c’était super le fun, beaucoup de gens étaient présents. Il y avait vraiment une bonne ambiance dans la salle! », explique Philippe Desjardins, guitariste pour le groupe Ground Roots Trio ainsi que pour Caroline Savoie. « C’était définitivement un succès. La foule était vraiment dedans. Ils ont bien réagi à notre musique », poursuit Ricky Frenette, flûtiste pour le groupe Space Rocks and Peanut Butter Sandwiches.

L’organisateur de l’événement se dit également très satisfait du résultat. « Du côté financier, ce fut difficile, mais je suis vraiment fier d’avoir réussit à mobiliser les artistes et quelques personnalités acadiennes sans argent. Selon moi, c’est un grand message que l’on lance aux élites de cette université, de ce peuple. Nous sommes le mouvement et rien ne peut nous arrêter », poursuit celui-ci.

Kevin planifie également réorganiser l’événement dans les années à venir. « J’ai dans la tête un projet de plus grande envergure. Je voudrais vraiment réussir à mobiliser non seulement les jeunes et les moins jeunes impliqués socialement, mais surtout ceux qui sont intéressés et n’attendent que l’occasion pour le faire. La demande est là, l’intérêt est là, il ne faut qu’organiser cette énergie et la canaliser dans des directions communes. Et je répète, nous devons prendre ces décisions ensemble, dans un environnement inclusif et ouvert aux discussions. De cette façon, les institutions acadiennes et les entreprises n’auront d’autres choix que de participer eux aussi », explique-t-il.

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