Poissons d’argent, un problème de longue date

Les lépismes, ou « poissons d’argent », se retrouveraient dans plusieurs pavillons du campus, ainsi que dans certaines résidences.

Les lépismes, ou « poissons d’argent », se retrouveraient dans plusieurs pavillons du campus, ainsi que dans certaines résidences.

Plusieurs étudiants du campus de Moncton disent avoir aperçu des insectes parasitaires, connus sous le nom de poissons d’argent, dans différentes facultés et résidences.

Une photo publiée sur la page Facebook « spotted at uMoncton », datée du 24 novembre, dénonçant la présence de ces insectes dans plusieurs endroits à Rémi-Rossignol, a été suivie de plusieurs commentaires qui surenchérissaient : des poissons d’argent auraient également été aperçus dans les bâtiments de Jean-Cadieux, de Jeanne-De-Valois et des Arts. Les poissons d’argent sont également présents dans au moins une des résidences universitaires, celle de LaFrance.

La gestionnaire du service de logement, Vicki Thériault, a reconnu la présence de ces insectes dans la résidence LaFrance. À sa connaissance, il y aurait eu deux cas d’infestation grave de poissons d’argent dans cette résidence depuis septembre 2015. Dans ces cas, le service de logement fait appel à la compagnie d’extermination Orkin, qui peut parfois procéder à une pulvérisation du logement. Elle a ajouté qu’à leur demande, cette compagnie fait également des inspections à titre préventif en utilisant, par exemple, des chiens pour détecter des sources d’infestation.

Nous n’avons pas pu rejoindre un expert de la compagnie Orkin, mais selon leur base de données, les lépismes (aussi nommés poissons d’argent à cause de la couleur de leur carapace et de la manière dont ils ondulent en marchant) ont la capacité de se reproduire rapidement. Ils peuvent vivre de deux à huit ans et peuvent pondre jusqu’à 100 œufs pendant cette durée. Dans le cas d’une infestation grave, ils peuvent en venir à détruire des livres, des magazines et d’autres objets de ce genre, à cause de leur tendance à manger la colle trouvée dans la reliure des livres. Les lépismes sont omnivores, mais préfèrent se nourrir d’amidon ou de sucre.

Les signes d’une infestation, qu’elle soit grave ou non, sont assez simples. Les lépismes sont facilement apercevables à cause de leur allure de minuscules poissons « nageant » sur le plancher. Les jeunes poissons d’argent sont de couleur blanche et développent leur carapace argentée environ un mois et demi après la naissance. Ils peuvent atteindre des longueurs d’un centimètre et demi à deux centimètres. Il est également possible de les détecter à cause de leurs fècès, minuscules et ressemblant à des grains de poivre. Selon le site d’Orkin, il est possible qu’« en raison du taux de croissance lent des populations de lépismes, la présence d’une infestation signale généralement un problème de longue durée ».

Ludovick St-Arnauld, ancien étudiant du campus de Moncton, se rappelle avoir vu des poissons d’argent au pavillon Rémi-Rossignol, il y a trois ans, « surtout à l’étage le plus bas, près des murs », dit-il.

Il est à préciser que, bien que la présence de ces insectes soit désagréable et qu’ils puissent causer des dommages matériels lors d’une infestation, les lépismes ne représentent aucun danger pour les humains. Ils sont cependant tenaces et leur extermination requiert une intervention professionnelle dans la plupart des cas.

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