PORTRAIT – Le portrait de Carol Doucet

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Carol Doucet. Photo contribution

Carol Doucet, originaire de Balmoral au Nouveau-Brunswick, est propriétaire de Le Grenier Musique. Cette agence d’artiste fait non seulement de la gérance, du booking de spectacles et des relations de presses pour les artistes acadiens en musique, comme Cy et Joey Robin Haché, mais est également un label de disque. Assise dans son salon aux quatre murs ornés d’œuvres d’art, Carol, au regard sympathique, se confie à nous.

Parle-moi un peu de tes rêves de jeunesse.

J’étais et je suis encore une personne hyperactive. J’ai toujours besoin de bouger. Je voulais voyager et écrire. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire quand j’allais être grande, mais je savais que ça allait avoir un lien avec l’écriture.

Quel a été ton parcours universitaire?

Après avoir fini l’école secondaire, je suis venue à Moncton étudier en Information-communication. Après 5 ans sur le marché du travail, j’ai entamé une maitrise en communication publique à l’Université Laval. J’ai travaillé encore pendant un peu moins de 10 ans et je suis retournée aux études, cette fois-ci au doctorat en journalisme, en France. Je n’ai fait que ma scolarité.

Comment résumerais-tu parcours professionnel?

En finissant mon baccalauréat, j’ai pu me trouver un emploi comme journaliste au quotidien « Le Matin » dans la Péninsule acadienne. Ensuite, je suis devenue agente de communication, d’abord dans un Centre culturel pendant 2 ans et ensuite à l’Université de Moncton. Après 5 ans au Service des communications de l’Université, je me suis fait offrir un poste de professeure en Information-communication pour une année. Finalement j’y suis restée plus longtemps, soit cinq ans. J’ai occupé dès la première année la direction du département et j’ai donné des cours de journalisme et de relations publiques. En 1999, le Sommet de la Francophonie, à Moncton, a été le tournant de ma carrière. J’ai été approchée pour prendre la direction des relations de presses pour ce grand événement. Ça a été l’expérience de ma vie et c’est à ce moment que j’ai voulu commencer à travailler à mon compte pour des événements en Acadie. Pendant l’été 2001, j’ai ouvert ma petite entreprise.

Qu’est-ce qui te plaît dans ton travail?

En gros, j’aime quand les artistes sont heureux et satisfaits. Quand je peux trouver des spectacles, des subventions et de bonnes équipes de production pour les artistes avec qui je travaille, je sens que j’ai accompli quelque chose.

Y’a-t-il des côtés plus désagréables? Lesquels?

Ce que je trouve dur c’est qu’il n’y a pas beaucoup de revenus pour les artistes. C’est rare qu’ils puissent vivre seulement de leur musique. Le plus difficile c’est de m’assurer que les artistes réussissent financièrement, sans leur donner de faux espoirs

Tu n’es pas musicienne… Qu’est-ce qui t’a donc attiré vers le monde culturel?

La musique a toujours été une grande partie de ma vie dès ma jeunesse. Mon ancien coloc, Michel Thériault, a commencé à écrire des chansons quand nous vivions ensemble. Le processus de création m’a beaucoup inspirée.

Qui t’a le plus influencé au cours de ta vie?

À l’Université de Moncton, le professeur Guy Leblanc a été un grand mentor pour moi. Dans mon temps, environ 30 % des étudiants en journalisme venaient du Québec. Ces gens avaient déjà fait deux ans de Cégep, donc ils avaient pas mal plus de gueule que nous, les Acadiens. Un jour, dans mon cours de radio, Guy Leblanc m’a demandé d’être réalisatrice. Il m’a dit que j’avais un bon leadership. Il a ressorti ça de moi, et cela m’a donné beaucoup de confiance.

Où te vois-tu dans 10 ans?

Dans 10 ans, j’aimerais trouver plus de temps pour écrire et publier des livres en plus de travailler dans le même milieu que maintenant.

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