PORTRAIT : Nicolette Belliveau, candidate à la vice-présidence exécutive

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Nicolette Belliveau, candidate à la vice-présidence exécutive aux élections de la FÉÉCUM 2016-2017.

Le Front : Qu’est-ce qui vous a motivé à placer votre candidature?

NB : Depuis la 7 ou 8e année, j’étais impliquée dans les causes étudiantes, le leadership. (…) Quand j’ai eu 12 ans, je me suis découvert une réelle passion pour cela et avec le temps cette passion m’a suivi jusqu’à l’université. (…) J’ai toujours gardé un œil sur ce qui se passait avec la FÉÉCUM et dans l’université en ce qui concerne les enjeux étudiants. Ma candidature est en quelque sorte, une continuation de mon parcours d’implication para-académique.

Le Front : Quel est l’enjeu ou le projet dans votre plateforme qui vous tient le plus à cœur?

NB : Je pense que c’est vraiment les stages non rémunérés. (…) Il y a des étudiants qui font des stages, mais ne sont pas rémunérés pour ça. Ils se trouvent plus tard dans une situation financière précaire. Ils payent leurs logements, leurs frais universitaires et font un travail de 40 heures par semaine. C’est vraiment difficile [d’avoir] un autre emploi a coté. Nous autres, on veut essayer de trouver des moyens pour le gouvernement pour établir une politique pour guider et encadrer ces stages. [La FÉÉCUM a] créée un fonds de bourses cette année et c’est bien entendu une bonne chose, mais y a encore du travail à faire parce que c’est une solution intérimaire. Les étudiants ne doivent pas faire de stages gratuits, c’est du travail et ils devront être payés pour ce qu’ils font. Nous autres on veut essayer de défrayer quelques couts. (…)

Le Front : Comment comptez-vous mettre cet enjeu de l’avant/réaliser ce projet si vous êtes élue?

NB : Il y a une première étape déjà réalisée, à savoir le plan de bourses qui a été [mis en place]. Je suis entrée en contact avec des personnes ressources, des entreprises au niveau de la ville pour essayer de réduire les couts liés aux étudiants qui font des stages. Il y a aussi le programme provincial Opportunités Nouveau-Brunswick, qui aide avec l’innovation et donne des fonds à des entreprises pour qu’ils puissent innover, offrir plus d’opportunités. On aimerait les rencontrer pour voir ce qu’ils pourraient nous apporter en tant qu’étudiants. Je sais que ceux qui sont en génie disposent d’une forme de partenariat avec eux et on aimerait que ça soit plus global. On aimerait aussi parler avec les étudiants qui ont déjà fait des stages non rémunérés pour voir ce qu’il y a à améliorer.

Le Front : La FÉÉCUM ne fait plus parti de CASA (Canadian Alliance of Student Associations). Comment allez-vous faire entrer la FÉÉCUM en contact avec le mouvement étudiant national?

NB : Je pense que le retrait de la FÉÉCUM du CASA est une bonne chose. Sortir du CASA c’est quelque chose qui a pris 3 ans et au final on était vraiment content de voir ça. (…). Au début on pensait à rejoindre le FCÉÉ, l’autre alternative à CASA. Le problème avec eux est qu’ils sont plus chers que CASA et ils aiment mener des poursuites judiciaires contre les organisations qui essayent de quitter ça. Je ne suis pas pour ce genre d’associations. C’est pour cela que j’ai suggéré de créer des réseaux hors de ces associations.

Le problème est que ces organisations nationales ne reconnaissent pas la particularité de l’Université de Moncton. Notre institution est francophone, et ces associations sont plutôt anglophones. Les problèmes qui arrivent dans l’Est ne sont pas les mêmes que dans l’Ouest parce que l’éducation postsecondaire est une question provinciale. On est aussi une université francophone dans un bassin anglophone et on est comme dans une situation minoritaire. Ce que je suggère c’est de créer des réseaux avec des universités qui sont dans la même situation que nous, c’est à dire francophone et minoritaire. (…)

Il sera aussi question de laisser s’exprimer chacune des universités quant aux problèmes qu’ils rencontrent et voir les différentes solutions qui sont possibles. On voudrait aussi des partenariats avec le reste des universités du Nouveau-Brunswick, créer un partenariat, un sentiment d’appartenance à une communauté et un dialogue entre les autres communautés étudiantes. (…) Je voudrais aussi travailler avec eux sur le dossier des frais de scolarités, des frais de stages parce que si on peut présenter un front commun sur ces enjeux, cela nous donne bien plus de poids qu’une seule université. (…)

J : Quelle est la citation qui vous inspire le plus?

Il y a une citation intéressante de l’ancien président américain Dwight Eisenhower. Il dit un jour « le leadership c’est l’art de faire ». Le leadership, ce n’est pas juste parler pour le beau. Il ne faut pas simplement dire, il faut faire quelque chose.

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Un passionné d’informatique pris d’un amour fou pour l’écriture. A travers les mots, on peut éduquer.
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