PORTRAIT: Roxann Guerrette, candidate à la présidence

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Roxann Guerrette, candidate à la présidence aux élections de la FÉÉCUM 2016-2017.

Le Front : Qu’est-ce qui vous a motivé à placer votre candidature?

Roxann Guerrette : Je m’implique beaucoup au niveau de la communauté. Ça fait plusieurs années que je fais des collectes de fonds pour ramasser de l’argent pour le cancer, j’étais présidente du département de Biochimie, et l’année passée j’ai décidé d’être représentante des cycles supérieurs.

En m’impliquant de plus en plus dans la vie étudiante, je me suis aperçue de plus en plus qu’il y avait quelque chose que je pouvais apporter à la table. Ça fait quand même huit ans que je suis à l’Université.

J’ai fréquenté une autre université, j’ai deux perspectives de la vie étudiante, et je pourrais concentrer mes efforts pour aider la vie étudiante, puisque je passe beaucoup de temps ici.

Le Front : Quel est l’enjeu ou le projet dans votre plateforme qui vous tient le plus à cœur?

RG : Les stages non rémunérés.

Le fait que le recteur demande l’innovation, mais fait des coupures dans chaque faculté qu’il ne nous donne pas d’alternative pour nous aider, mais pousse quand même pour avoir l’innovation. Je ne comprends pas comment il ne peut pas s’apercevoir qu’il y a tellement de potentiel dans les étudiants ici à l’Université.

On a de futurs spécialistes dans différents domaines. Je ne comprends pas non plus pourquoi il n’y a pas plus de collaborations avec le secteur privé, pourquoi on ne nous aide pas.

On n’a pas des stages rémunérés, mais ils pourraient au moins nous aider pour notre déplacement. On dirait qu’ils ne prennent pas ça en compte, il faut qu’on débourse cet argent-là!

[Certains étudiants] paient leurs frais de scolarité, il faut qu’ils se déplacent dans une autre ville, il faut qu’ils paient leur logement, souvent à deux places, et ne sont pas payés.

Le Front : Comment comptez-vous mettre cet enjeu de l’avant/réaliser ce projet si vous êtes élus?

RG : [Pascal Haché, président actuel de la FÉÉCUM], avait déjà commencé avec le fonds de bourses en stages non rémunérés. De mon côté, j’ai commencé à parler avec le secteur privé pour voir s’il y avait une manière d’aider les étudiants.

Avec le gouvernement qui crée de plus en plus d’emplois d’été, ça va nous ouvrir les portes pour de nouvelles collaborations. Je me suis aperçu aussi que les stages sont très structurés, parce qu’ils peuvent suivre pour que les étudiants en profitent au maximum et aient une formation de qualité.

Si on arriverait à diversifier ça, peut-être qu’on pourrait trouver des options [qui pourraient être rémunérées].

Le Front : Comment allez-vous assurer que les intérêts des étudiants soient pris au sérieux par le gouvernement provincial? Par le conseil des gouverneurs?

RG : Je me rends compte que le recteur pousse vers l’innovation, que le gouvernement veut de l’innovation, mais personne n’a défini comment on allait arriver à ce point -là. C’est à nous de proposer de nouvelles idées, de venir à des alternatives faisables, qui vont combler tout le monde, bénéficier tout le monde.

Le Front : Quelle est la citation qui vous inspire le plus?

RG : Marc Garneau, astronaute et maintenant politicien, est venu visiter notre laboratoire. Il m’a dit : « [The] sky is not the limit ». Si tu veux et que tu persévères, tu vas y arriver. La persévérance c’est ce qui va faire que l’Université de Moncton va pouvoir combler les lacunes qu’il y a pour les stages non rémunérés.

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