Quelle adaptation pour les nouveaux étudiant(e)s?

Par Yannick Nganhou

En début de cette session, l’Université de Moncton s’est enrichie d’un nouveau contingent d’étudiant(e)s internationaux, le plus important se pourrait-il. Dès le mois d’août 2012, le Service aux étudiantes et étudiants internationaux était déjà actif pour accueillir ces nouveaux. En effet, une équipe de 11 étudiant(e)s expérimentés a été mobilisée pour endosser la responsabilité de les accueillir. L’université de Moncton, par le biais de son service d’accueil, avait prévu un ensemble d’activités pour faciliter leur intégration. Cependant, il a été constaté que seulement une poignée de personnes y a assisté, malgré la difficulté de s’adapter dans un nouvel environnement où la culture est complètement opposée à ce qu’ils connaissent. Rendue à la mi-session, la Rédaction de votre hebdomadaire a voulu savoir ce qu’il en est. Comment perçoivent-ils leur nouveau milieu d’étude ? Qu’en est-il des études ?

Dans un contexte aussi multiculturel, l’intégration des nouveaux passe nécessairement par l’ouverture à l’autre. La curiosité humaine amène à aller vers l’autre afin de le découvrir et faire de lui un(e) potentiel(le) ami(e). Nouvel étudiant guinéen, Abdoul Aziz nous avoue : « Je me suis très bien intégré ne cherchant pas à communiquer uniquement avec les gens de mon pays. Mais d’un autre côté, je ne me suis pas encore vraiment fait d’amis canadiens. » Sur le plan scolaire, poursuit-il, « Ayant fait mes deux dernières années dans un système nord-américain, je n’ai pas eu de soucis à comprendre le système. »

D’une manière générale, l’intégration de ces nouveaux s’est bien passée. Les quelques activités brise-glace mises en place par l’Université ont porté leurs fruits et c’est tout à leur avantage et à notre plaisir. Filles comme garçons, de tous ceux qui ont été consultés, ils s’accordent à dire qu’ils s’y plaisent, que les études se passent bien. À part les taxes qui ont été un choc pour eux. Ils ont réussi, presque facilement, à se trouver d’autres copains avec qui s’amuser et partager. On peut dire que l’opération de se fondre dans la masse est plutôt réussie.

Dans l’ensemble, le sentiment de joie habite tous les nouveaux parce qu’ils sont dans un nouveau milieu de vie. Mais très vite, quelques tristesses se font ressentir puisqu’ils sont séparés de la famille et de leurs amis. Tout est donc à refaire. C’est à ce niveau que se situe le rôle de l’Université qui les a aidés à s’intégrer. Mais le gros du travail d’intégration reste du côté de l’étudiant(e). C’est lui qui décide de s’ouvrir ou pas aux autres. Il doit retravailler à tisser de nouvelles amitiés et relations. Pour clôturer cet article, Ella Maillart nous dit : « Où s’intégrer? C’est toujours le même problème et chacun d’entre nous doit y apporter sa propre réponse. »

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