Quelques précisions sur cette histoire de towing

par Mathieu Plourde Turcotte

Ceci est une chronique, mais avant de prendre formellement position, je me dois de préciser et clarifier une information qui, dans l’article paru mercredi passé, ayant pour titre « Un étudiant reçoit des menaces de la compagnie qui remorque les voitures du campus », n’a pas été prouvée à 100%. Une ligne de l’article disait : « Étrangement, c’est seulement en allant consulter le registraire de l’université qu’ils ont pu trouver aussi rapidement l’adresse où était stationnée la voiture de monsieur Debled. » Premièrement, c’était le registrariat qui était visé et non le registraire; ce dernier est un poste occupé par un individu alors que le registrariat est un ensemble de service. Sincèrement, désolé monsieur le registraire, c’était une faute de frappe.

Ensuite, l’information ci-haut a été démentie par l’université, cette dernière représentée par la voix de Thérèse Thériault, directrice des communications de l’Université de Moncton, disait que l’université n’avait pas d’intérêt à donner de pareilles informations. Pour expliquer la présence d’une lettre de menace sur le pare-brise de la voiture de monsieur Debled, la compagnie Dynamic Towing explique que par pur hasard, ils ont réussi à trouver la voiture en se rendant, pour booster une voiture, dans une cour d’une entreprise près de l’édifice où monsieur Debled réside. Par contre, les employés de l’entreprise – pour laquelle il nous est impossible de divulguer l’adresse – située près de l’édifice de monsieur Debled, disent ne jamais avoir appelé de voiture de remorquage et ne pas en avoir aperçue de toute la journée dans leur cour. Évidemment, dit la patronne de la compagnie X : « il nous est impossible de certifier hors de tout doute qu’il y avait un employé en tout temps à l’extérieur du bâtiment et donc dans le stationnement de la compagnie, pour en être témoin. »

Donc, même si la version de Dynamic Towing est fort douteuse et qu’elle ressemble à une manière de sauver la face, elle ne peut être infirmée et ainsi elle appuie la version de l’université qui veut que l’université ne soit en aucun cas responsable d’une quelconque faute à la politique de confidentialité qu’elle s’impose. D’autre part, le directeur du service de sécurité de l’université, Robert Beaudoin, a admis que le choix de Dynamic Towing pour les remorquages des voitures en infractions n’était pas le résultat d’un contrat avec celle-ci et qu’il continuait à les appeler pour les remorquages, même si le prix est plus élevé, pour deux raisons : la rareté des compagnies qui veulent faire ce genre d’emploi et le fait que Dynamic towing leur a toujours donné un bon service. Il ajoutait à cela que c’était la première fois qu’il entendait une quelconque plainte dʼétudiant au sujet de Dynamic Towing.

L’erreur journalistique soulevée ci-haut et admise ne discrédite en aucun cas tout le reste de l’article, il s’agissait simplement d’une conclusion hâtive, désolée pour les petits embêtements que cela a peut-être occasionnés à lʼuniversité. En dehors de ça, certains affirmaient que je prenais trop la part de lʼétudiant et ne montrais pas assez l’autre côté de la médaille. À cela, je répondrais premièrement qu’à moins que la reprise de la voiture sans payer dans les fourrières soit chose commune et bien vue en Acadie, je n’ai pas montré que le bon côté de l’étudiant en question. En fait, je n’ai que brossé un portrait d’un étudiant faisant face à une situation incongrue. Alors, si les journalistes n’ont plus le droit de faire des portraits! Surtout que pour une fois ce n’est pas le portrait complaisant d’une personne qui réussit un exploit. Si tout ça mène à se faire montrer du doigt comme faisant du mauvais journalisme, il y a beaucoup dʼinterventions considérées comme du journalisme de qualité qui viennent de quitter cette catégorie… À moins que vous vouliez les traiter de mauvais journalistes vous aussi…

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