Qu’est-il advenu de l’agenda étudiant?

C’est après bien des pours et des contres qu’une décision ultime a été prise pour l’agenda étudiant. Suite à une proposition lors d’une réunion du conseil administratif (CA) de la FÉÉCUM en avril dernier, la décision d’abolir l’agenda scolaire fut acceptée.

Alexandre Levasseur, vice-président académique à la Fédération des étudiants et des étudiantes du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM), affirme qu’il était évident que la fabrication de l’agenda de la fédération étudiante ne valait plus la peine, cela en mesure de temps, d’argent, d’utilité et en qualité environnementale.

Auparavant, l’agenda était créé par la coopération de compagnies privées qui payaient pour avoir des publicités dans l’agenda. Une fois les espaces de publicité achetés, les profits suffisaient pour couvrir la fabrication.

Toutefois, comme le vice-président académique l’explique, les médias papier sont devenus moins intéressants pour ces compagnies, qui ont préféré aller ailleurs. Il devenait donc difficile pour la FÉÉCUM de couvrir convenablement la recherche de fonds, la mise en page et le reste. « Créer l’agenda comme tel, c’était quelque chose qui valait dans les alentours des 25 000$ (…) elles (les compagnies) se sont aperçues que l’agenda papier, ce n’était pas le média idéal. C’était rendu qu’on embauchait des vendeurs de pub et ils n’étaient pas capables de remplir tous les espaces », divulgue-t-il.

Il ne peut pas donner de chiffre exact, mais il estime que le dernier agenda a coûté 2000$.

L’agenda étudiant allait aussi à l’encontre de la Politique verte de la FÉÉCUM qui encourage l’adoption de bonnes habitudes environnementales. En effet, il fut observé que plusieurs ne l’utilisaient pas pleinement et convenablement. « À la journée kiosque, beaucoup de monde aimait mettre la main là-dessus pis l’avoir (…) après, on faisait le tour du centre étudiant pis t’avais des bins pleines d’agendas que les gens mettaient directement à la poubelle ».

Lors de la réunion du conseil administratif le printemps dernier, il fut voté à l’unanime que l’outil était désormais inutile pour la quantité d’argent, de travail et de temps investi dans ce projet.

Depuis cette décision, la FÉÉCUM n’observe pas de réaction négative prononcée de la part de la communauté universitaire. La compréhension est au rendez-vous, mais cela n’empêche pas de regretter l’outil : « Je pense que c’est une bonne manière de couper sur les dépenses et aussi, une bonne initiative de vendre à rabais de 15% les agendas, mais les agendas de l’université étaient utiles parce que les événements des facultés y étaient et les dates importantes », explique Maureen Cormier, étudiante au campus de Moncton. Cependant, une autre part de la communauté universitaire n’aura pas à faire son deuil. Rachelle Bastarache, aussi étudiante, regarde le côté positif: «  Personnellement, j’en fais pas utilisation de cet agenda, puisque je m’en achète toujours un. Donc, au lieu de me fournir un agenda qui ira à la poubelle, on sauvera des arbres ».

La librairie acadienne s’est d’ailleurs bien préparée à cet effet. Mireille Thériault, employée à la librairie, affirme que suite à l’avis de la FÉÉCUM, ils ont été en mesure de faire suffisamment de commandes supplémentaires pour suffire à la nouvelle demande qui surviendrait. La semaine d’accueil fut particulièrement tournée vers l’achat des diverses variétés : « Il y a certainement eu une plus grande demande pour les agendas académiques de la part des étudiants ».

Il sera maintenant possible de retrouver les informations et les dates importantes sur la vie universitaire dans le petit Guide étudiant, offert par la FÉÉCUM.

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