Une réalité souvent oubliée

Critique du film « Fire at sea»

Résumé

Ce mercredi 1er février, Far Out East jouait le film « Fire at sea » de Gianfranco Rosi au pavillon Jacqueline-Bouchard. Récompensé par l’Ours d’Or et sélectionné pour les Oscars, le film projeté n’est pas celui auquel on peut s’attendre. Ce documentaire retrace la vie d’un jeune garçon sur l’île de Lampedusa et on y découvre l’envers de cette île aux abords paradisiaques.

L’Italie d’antan

Car oui, le film expose cette image de l’Italie traditionnelle et naturelle où les habitants vivent au rythme des chants siciliens et vivent de la pêche, la dolce Vita en soi. Le documentaire rend les paysages encore plus réels et filme le décor tel qu’il est, sans artifices. Sans aucun doute, les images et les prises de vue sont à couper le souffle. Ce film serait-il donc seulement l’histoire de cette île de pêcheurs où la vie y semble rustique mais paisible ? À vrai dire, il y a autre chose derrière tout cela, une autre réalité. Et puis, d’un coup, le film prend une autre tournure pour nous montrer le théâtre qui se joue depuis maintenant plusieurs années : l’arrivée de réfugiés.

Affronter la réalité

Ce documentaire démontre ce qu’aucun autre documentaire ou film n’a pu montrer auparavant ; la réalité que l’on s’obstine tous à oublier. Sur cette île de Lampedusa se jouent deux réalités : celle de cette famille italienne à l’image de toutes les autres qui voit l’arrivée de nombreux réfugiés, et de l’autre, ces migrants sauvés de peu en pleine mer. Ce qui frappe c’est avant tout la réalité des images, car il faut l’avouer, on est bien loin des effets spéciaux d’Hollywood. Le réalisateur impose un rythme aux spectateurs qui les plonge dans les réalités de la vie et de la mort.

Malgré la dureté des images et l’émotion qui submerge la salle, ce film a sûrement réussi son pari : faire comprendre que l’on a tous un rôle à jouer pour préserver l’humanité, quelle que soit sa portée.

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