Rentrée 2015 ou « Comment survivre à sa première session »

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Les mentors Wazy Bayoro, Guillaume DesChênes-Thériault, Catherine LeFort, Isabelle Hadley et Patrick Ouellette se préparent pour une nouvelle année.

Les mentors… de réels héros

Pour de nouveaux étudiants, commencer ses études universitaires est comparable à être sur le bord d’un précipice. Beaucoup de choses se passent, beaucoup d’informations se bousculent et des choix s’imposent. Les questions au sujet de l’implication, des cours, des notes et même au sujet de la ville de Moncton se multiplient. L’équilibre et la préparation sont les réponses de bien des experts en sauvetage d’étudiants.

Le programme de mentorat à l’université de Moncton, vieux de ses neufs ans, veille à ce que le nouvel étudiant s’adapte et puisse s’intégrer dans cet univers tumultueux qui est celui universitaire. Dès le début de l’année, chacun et chacune sont jumelés avec un autre étudiant de son programme ou de sa faculté. Une telle initiative vise à faciliter la vie aux nouveaux qui en ont déjà plein les bras. Comme l’affirme Guillaume Deschênes-Thériault, mentor depuis bientôt trois ans, le fait de pouvoir concentrer toutes ses questions vers une seule personne « au lieu de courir partout » peut permettre à la personne de diminuer son stress.

En restant aux aguets tout au long de l’année, ils mettent à jour leurs groupes le plus vite et le plus efficacement possible. Habitués à la vie universitaire, ils sont en mesure de répondre à une panoplie de questions, aussi uniques que courantes.

Une différence prononcée de charge de travail

Tous s’y attendent, on doit redoubler d’efforts dès notre première session dans le monde postsecondaire. Catherine LeFort, mentor pour une deuxième année en nutrition, n’a pas de difficulté à voir cela comme étant l’un des soucis les plus courants chez les nouveaux étudiants. Malgré sa courte expérience, elle note bien que la plupart des situations dont ils font face sont envers « la difficulté à s’adapter à la charge de travail qui est plus lourde à l’Université, comparativement au secondaire ». Elle prescrit la préparation comme étant la clé pour contrer le stress accompagnant les nombreux examens, projets, rapports et lectures.

Jamais TROP prêt

Plusieurs vous le diront et le répèteront, mieux vaut prévenir que guérir. La clé d’une année sans stress repose dans la maîtrise de certaines actions. Selon Denise Haché, directrice du programme de mentorat du campus de Shippagan, prendre ses responsabilités et de ne pas avoir peur de s’informer consiste en le mode de survie idéal. Elle explique combien plusieurs étudiants éprouvent des difficultés dues au manque de préparation et, malheureusement, au manque de participation aux activités d’accueil. Dans le cadre d’ateliers, d’activités et autres approches, son équipe tente de rejoindre le plus de monde possible et de les éveiller à prendre leurs responsabilités envers les outils offerts.

Restons calme….et orientons-nous

Tel le rapporte Patrick Ouellette, étudiant en gestion des affaires, plusieurs choses entrent en compte lors de l’adaptation. « Les gens qui arrivent de l’extérieur de la région ont plus de difficultés à s’adapter. Du fait que la plupart d’entre eux quittent la maison pour leur toute première fois et tombent seuls dans une grande ville ». Or, pour plusieurs, une rentrée universitaire rime avec dépaysement. Wazy Bayoro, étudiante en génie civil, explique aussi combien elle reçoit très souvent ce genre de questions : « comment les cours se passent? Comment je fais le choix de mes cours ? » D’expérience, elle affirme : « il faut observer le nouvel environnement, être vif et vérifiez toujours l’information à la source ».

Finalement, que peut-on faire ?

Afin de ressortir une stratégie miracle, Le Front demande la réponse ultime :

« Vérifier ses courriels! Au moins une fois par jour, si pas deux! Ce que je vais conseiller à mon groupe, c’est une application sur mon cellulaire que j’utilise à travers Outlook qui me donne une notification à chaque fois que je reçois un courriel de l’université».

-Isabelle Hadley (4e année, Travail Social)

« Une chose qui est importante, c’est de trouver un bon équilibre entre les études et la vie sociale. Sans cet équilibre, on ne tire pas pleinement l’expérience universitaire. (…) C’est sûr, tu prends un deux-trois semaines pour bien t’habituer à l’environnement, mais ensuite tu peux commencer à aller voir ce qui se passe sur le campus ».

-Guillaume Deschênes-Thériault (4e année, Sciences Politique)

« Selon moi, une bonne habitude à prendre lors de sa première année universitaire est de s’impliquer. Que ça soit dans une équipe sportive, dans un comité ou bien le mentorat, c’est la parfaite opportunité de se faire des connaissances et même des amitiés et c’est un bon moyen de se divertir de ses études! »

-Patrick Ouellette (4e année, Administration des affaires, concentration comptabilité)

« S’organiser dès le début, acheter un agenda et lire attentivement le syllabus pour chacun des cours. Ainsi, prendre en note les dates d’examen, de lecture ou de projets ainsi que des livres qui leur sont requis. C’est aussi important qu’ils prennent le temps de se familiariser avec les lieux sur le campus, comme le registrariat, le centre étudiant, la bibliothèque Champlain et toutes les facultés (surtout les salles de classe où auront lieu leurs cours) ».

-Catherine LeFort (4e année, Nutrition)

Au final, il n’y a pas de formule magique ou stratégie pour survivre à la rentrée. Sinon d’aller à son propre rythme, ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses et de ne pas oublier la raison principale de leur venue dans cette institution. Pour autant de sources de stress qu’elle peut être, l’université est aussi riche en belles expériences, mais surtout, en personnes et groupes qui sont prêts à aider quiconque à passer en travers indemne.

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