Rétrospective sur la FÉÉCUM 2015-2016: l’année du bar

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La FÉÉCUM a accomplie plusieurs projets cet année, mais celui qui laisse sa marque est la saga des rénovations du bar étudiant, Le Coude. Photo: Alexandre Boudreau, Le Front

“S’il y a une chose qu’on fait cette année, c’est le Coude”

Avec une équipe prometteuse élue par acclamation l’année dernière, le temps est venu de comparer le progrès accompli par l’exécutif de la FÉÉCUM de cette année avec leurs promesses électorales et leurs idées pour leur mandat 2015-2016.

Le Coude

Comme enjeu principal de la campagne du groupe des quatre élus, la rénovation du bar Le Coude a su retenir l’attention des étudiants et la constante extension de sa date de réouverture est devenue une sorte de plaisanterie sur les médias sociaux.

Selon Pascal Haché, président de la FÉÉCUM, les travaux du bar seront terminés à la fin février et il faudra prévoir quelques jours pour le nettoyage, après quoi le bar étudiant tant attendu ouvrira ses portes : « C’était une idée qu’on avait eue tous les quatre et on s’était dit, s’il y a une chose qu’on fait cette année, c’est le Coude! On a presque manqué à notre promesse parce que [les travaux] ont dépassé le temps, mais on l’a eu. »

Front commun avec l’administration et les professeurs

L’union des trois pouvoirs dans les semaines menant à la sortie du budget provincial avait créé un certain buzz médiatique, les trois groupes s’étant dits déçus des mesures en éducation présentées par le gouvernement.

Le travail continue tout de même, selon le président de la FÉÉCUM, et ce travail se réalise en grande partie de concert avec l’administration de l’université et le corps professoral. Pascal Haché concède que l’impact médiatique aurait pu être plus important si les coupures en éducation auraient été plus dures et que la création du front commun était une sorte de mesure d’urgence en cas de coupures particulièrement désavantageuses.

Il ajoute qu’il observe une certaine tendance à l’union étudiants-professeurs-administration chez les autres universités et qu’il est possible que l’initiative de l’Université de Moncton ait créé cette mode.

Stages non-rémunérés

Partie intégrante de la campagne électorale de Pascal Haché, l’enjeu des stages non-rémunérés touche plusieurs étudiants, principalement des facultés des sciences infirmières et d’éducation. Beaucoup d’autres facultés offrent cependant des possibilités de stage.

La FÉÉCUM a procédé à la distribution d’un formulaire afin de recueillir des informations sur les étudiants qui nécessitent ce genre de stage. Ces informations donneront lieu à une table ronde réunissant toutes les facultés affectées et ayant comme but de préparer un document à envoyer au gouvernement pour expliquer l’enjeu des étudiants, nous a confié Pascal Haché. Il dit que cette table ronde devrait se dérouler « dans le prochain mois ».

Le vice-président académique, Jean-François Cyr, a également mentionné l’idée de créer un fonds de bourses afin de venir en aide aux étudiants éprouvant des difficultés financières dues aux stages non-rémunérés. Ce fonds s’élèverait à 20 000 dollars cette année, puis 10 000 dollars pour les neuf prochaines années et devrait également recevoir des contributions d’autres sources non-universitaires. Cette initiative fut appuyée par le conseil d’administration de la FÉÉCUM.

Selon Pascal Haché, l’université n’était toutefois pas ouverte à négocier les frais de scolarité demandés aux étudiants en stage.

Ambassadeur des logements

L’équipe de la FÉÉCUM, plus précisément Samuele Acca, le vice-président exécutif, avait dans l’idée d’améliorer le sort des étudiants logeant sur campus et hors campus. Un poste a finalement été créé, rempli par Édouard Levrai, étudiant en science politique. Il jouera le rôle de personne-ressource, informant les étudiants de la réalité des logements, et de travailler au cas-par-cas avec les étudiants. La FÉÉCUM s’attend également à pouvoir créer, à long terme, une base de données indiquant les meilleurs logements environnant le campus en utilisant le feedback des étudiants, un peu dans le style du site « rate my professors ».

Banque alimentaire

La banque alimentaire est un enjeu nouveau de cette année universitaire. Elle fut mise en place en octobre dans le but d’aider les étudiants en difficulté, non seulement à l’aide de denrées alimentaires, mais également par l’entremise d’informations telles que l’accès à des bourses d’urgence et de ressources du genre. « Notre but primaire était d’offrir ce service pour répondre à un besoin et d’identifier les étudiants dans le besoin. C’était une double mission, et en cela, ça a bien fonctionné », dit Pascal Haché.

Le mandat de l’équipe actuelle de la FÉÉCUM se terminera en même temps que le scrutin pour l’élection du nouvel exécutif, soit le 1er mars, à 19h, pendant la soirée électorale au Coude nouvellement rénové. Le vote sur MANIWeb débutera le lundi 29 février, à 8h30.

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