Revue internationale : Un été de grands bouleversements

par Martin Savoie

Un printemps arabe plus long en Libye

Les combats entre les forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et les forces rebelles, nouvellement libellées comme étant le Conseil national de transition (CNT) ayant commencés dans la foulée du Printemps arabe se sont poursuivies durant l’été.

Le conflit, devenu guerre civile, a vu la montée en force du CNT, lequel a pris le contrôle de plusieurs villes du pays, notamment la capitale, Tripoli. De plus, plusieurs anciens collègues du colonel Kadhafi ont démissionné afin de rejoindre les rangs de ses opposants.
Au moment de la rédaction de cet article, le CNT avait commencé une confrontation armée avec les forces du colonel situées dans la ville de Bani Walid, l’un des trois bastions des forces de Kadhafi avec Sebha et Syrte, ville natale du dictateur.

Le colonel Kadhafi était à la tête de la Libye depuis le coup d’état de 1969 ayant renversé le régime de la dynastie al-Sanussi. Son règne de 42 ans est considéré comme l’une des dictatures les plus dures au monde.

Londres dans la mire des émeutiers

En août, l’Angleterre s’est vue secouée par des émeutes ayant pris place dans le quartier de Tottenham, à Londres. Plusieurs voitures de polices, des autobus et des commerces de l’endroit ont été incendiés et vandalisés lors de ces manifestations qui se sont étendues sur plusieurs jours.

En tout, ce sont plus de 16 000 membres des forces de l’ordre qui ont été appelés à intervenir à Londres afin de calmer les citoyens prenant part aux violences. Les émeutes se sont aussi répandues dans d’autres régions de la Grande-Bretagne, notamment à Manchester.
Les premières manifestations ont débutées après que Mark Duggan, 29 ans, ait été tué par balle dans un taxi lors d’une altercation policière. Un groupe d’amis de Duggan, à travers des manifestations devenues émeutes, réclamaient que justice soit faite pour sa famille.

DSK acquitté

Depuis le 14 mai 2011, l’ancien directeur du fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, plus communément surnommé DSK, était aux prises avec des charges d’agressions sexuelles envers Nafissatou Diallo, femme de chambre d’un hôtel de Manhattan. Ce scandale force Strauss-Kahn à démissionner de son poste au FMI.

Ces accusations, auxquelles il plaide non coupable, sont ensuite emmenées en cour. Lors de l’audience du 1er juillet, les assistants du procureur New Yorkais font part de leurs doutes quant à la crédibilité du témoin principal dans cette affaire, soit Mlle Diallo. Selon les procureurs, elle aurait menti à plusieurs reprises lorsque vint le temps de livrer les faits.

Quelques semaines plus tard, les charges au niveau légal sur DSK sont abandonnées.

Toutefois, depuis son arrivée en France, deux autres plaintes du même genre ont été déposées contre DSK. L’une d’entre elle au civil par Diallo, l’autre par la romancière Tristane Banon. La seconde plainte fait présentement l’objet d’une enquête par le service de police français.

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