Nouvelle politique contre le harcèlement : qu’est-ce que ça change?

L’extérieur du Centre étudiant. Plusieurs étudiantes – la statistique est plus élevée chez les femmes –
affirment avoir peur de se promener la nuit.

Une nouvelle politique universitaire contre le harcèlement sexuel et la violence à caractère sexuel est due pour approbation en décembre. En attendant, le service d’intervention en matière de harcèlement doit se baser sur une politique désuète mise en place en 2001, qui n’a pas été modifiée depuis cette date.

L’adoption de la politique était prévue en septembre, mais a été repoussée jusqu’au Conseil des gouverneurs du 9 décembre. Les consultations se multiplient avec les différentes instances de l’Université pour l’instant.

La Fédération des étudiantes et étudiants (FÉÉCUM) mène sa propre campagne de sensibilisation au harcèlement sexuel depuis quelque temps. Au début septembre, la FÉÉCUM s’est dite déçue que la politique de l’Université ne soit pas entrée en vigueur dès la rentrée.

« Les huit premières semaines pour les étudiants en première année, c’est la période de temps où ils ont le plus de chances à subir une violence à caractère sexuel »

– Tristian Gaudet, président de la FÉÉCUM

Une politique désuète en attendant

Pour l’instant, le service d’intervention en matière de harcèlement continue d’offrir ses services auprès de la communauté universitaire, en se basant sur la politique de 2001.

« Ça fait plusieurs années qu’une demande était là qu’elle soit en révision »

-Carmen Hivon, conseillère en harcèlement et gestion de conflits

Elle affirme que la nouvelle politique va non seulement remplacer la politique actuelle, qu’elle décrit comme étant impossible à mettre à jour, mais bien l’abolir.

Un obstacle ou un outil?

Vu les différentes formes que peuvent prendre le harcèlement et la violence à caractère sexuel, c’est tout un travail de concevoir une telle politique, explique Carmen Hivon. La tâche de réunir les différentes lois et procédures sous une même politique apporte un défi considérable.

La politique actuelle en matière de harcèlement sexuel et de harcèlement sexiste (2001) est l’une des deux politiques mises en place à l’Université de Moncton pour le service d’intervention en matière de harcèlement sexuel, la deuxième étant la politique pour un milieu de travail et d’études respectueux (2011).

Carmen Hivon explique que la procédure concernant le harcèlement sexuel a été classée au sein de la politique pour un milieu de travail et d’études respectueux lors de sa mise en vigueur en 2011.

Le fait d’avoir à séparer les incidents de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles sous leurs politiques respectives était problématique.

« Au lieu de la refaire, on a choisi d’inclure toutes les violences à caractère sexuel, y compris le harcèlement sexuel. (…) Les mettre toutes sous la même politique, justement ça facilite parce qu’on sait souvent que dans les violences à caractère sexuel, il y a plusieurs formes de violences qui peuvent être impliqués en même temps. »

-Carmen Hivon, conseillère en harcèlement et gestion de conflits

Dans la mesure où la nouvelle politique est adoptée, elle remplacera seulement la politique actuelle en matière de harcèlement sexuel et de harcèlement sexiste de 2001, alors que la politique pour un milieu de travail et d’études respectueux (2011) demeurera en place pour résoudre les conflits qui ne comportent pas de harcèlement sexuel ou de violence à caractère sexuel.

La nouvelle politique s’exercera sur les trois campus de l’Université de Moncton et s’appliquera à toute la communauté universitaire, y compris aux étudiants, aux professeurs, et même aux visiteurs.

Si un membre de la communauté universitaire est impliqué dans une violence à caractère sexuel, il/elle peut contacter le service d’intervention en matière de harcèlement.

(506) 858-4430

resolutiondeconflit@umoncton.ca

P-A. Landry, local 231

Plus de détails à venir

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  • Diana Prince

    Malheureusement, je ne recommande pas à une personne victime d’aller chercher de l’aide au service de harcèlement sexuel et sexiste de l’Université de Moncton jusqu’à ce qu’une reconfiguration du poste soit faite et/ou qu’une éducation en matière de violence sexuelle soit faite auprès de la personne qui travaille dans ce service.

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