Sexualité : Un pas de plus vers l’égalité?

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Les soins de santé pour individus trans* doivent être accessibles pour tous qui les nécessitent. Photo : Lise Arsenault.

Au début du mois de septembre, les membres du Réseau de santé trans du Nouveau-Brunswick ont participé à une première rencontre historique avec le ministre de la Santé Victor Boudreau, afin de discuter du sujet de la santé des individus transgenre dans la province. Notamment, les chirurgies de confirmation du genre étaient l’un des sujets majeurs de la discussion, puisque le Nouveau-Brunswick reste la seule province canadienne qui ne rembourse pas les frais de ces procédures, qui peuvent couter de 20 000 $ à 60 000 $ chacune, aux personnes qui ressentent le besoin d’y accéder. Pour certains, ce cout rend inaccessible une procédure qu’ils considèrent nécessaire à leur transition, alors avoir ces services couverts par l’assurance-maladie peut être un énorme pas vers l’égalité pour tous.

Pour ceux qui disent que couvrir ces procédures couterait trop cher à notre pauvre petite province endettée, en estimant par rapport aux couts annuels en Ontario, la province n’aurait qu’à débourser 120 000 $ par année, soit « moins que le salaire du ministre Boudreau » tel l’a expliqué le chef du NPD provincial Dominic Cardy. Cependant, il faut se rappeler que même si les médias traditionnels mettent une grande insistance sur cette procédure spécifique, il y a une multitude d’autres aspects importants à prendre en considération dans les communautés trans*.

 

Une question d’accessibilité

L’accessibilité pour tous à toute étape de la transition est vitale. Chaque individu est unique, alors leurs besoins peuvent varier. Certains traitements peuvent inclure les traitements hormonaux, les consultations avec un orthophoniste, les chirurgies de confirmation de genre, et encore bien plus. Par exemple, pour certains, les chirurgies de confirmation du genre ne sont pas nécessaires à leur transition, tandis que les traitements hormonaux, ou n’importe quelle combinaison de soins le sont. D’après Jean-Roch Savoie, président de l’association Un Sur Dix, l’association des étudiant(e)s LGBTQ de l’Université de Moncton et de leurs allié(e)s, la transition peut avoir plusieurs aspects. Il n’y a aucun « modèle » à la transition, car toute personne trans* est différente, et toute personne trans* aura une différente transition.

Il faut aussi s’assurer que les services offerts aux communautés trans* sont accessibles à travers la province.

« À Moncton, on est quand même jusqu’à un certain point chanceux, car il y a, par exemple, des psychiatres, des psychologues, des travailleurs sociaux, qui interviennent avec des personnes trans* sans aucun problème, alors que peut être dans une autre région, c’est plus difficile », explique M. Savoie.

Pour Un Sur Dix, la santé des communautés trans* est très importante, englobant la santé mentale, la santé sexuelle, la santé physique et le bienêtre. D’après Jean-Roch, l’éducation est aussi la clé afin de créer une population plus informée et respectueuse envers les communautés LGBTQ. L’une de leurs initiatives sur le campus de l’Université de Moncton est la sensibilisation dans diverses facultés, telles les facultés d’éducation, de travail social, de science infirmière, ainsi qu’en médecine. « C’est une des perles rares qui favorise pas simplement une société plus inclusive et respectueuse à l’Université de Moncton, mais aussi hors de l’université », affirme M. Savoie à propos de l’éducation de ces étudiants, qui pourront ainsi transmettre leurs apprentissages aux autres individus dans leurs domaines respectifs. C’est un aspect important pour les communautés trans*, dans lesquelles certains individus peuvent éviter certains soins de santé, tels les soins d’urgence, car ils ont peur de la discrimination qui est parfois encore présente dans ces domaines.

Bref, il faut connaitre les besoins et les réalités des communautés trans*. Nous sommes tous des êtres humains. S’éduquer sur les sujets touchant les communautés et les individus LGBTQ est un premier pas vers une société qui accepte tout le monde, peu importe leur identité de genre, leur orientation sexuelle, ou tout autre aspect qui rend chacun d’entre nous unique! Une volonté de la société, des organismes et du gouvernement à faire une priorité la santé des communautés trans* est vitale.

 

L’association Un Sur Dix a comme mission principale de mettre fin à l’hétérosexisme, le cisexisme, l’homophobie et la transphobie, afin de rendre le climat de l’Université de Moncton moins hostile envers les individus, qu’ils soient LGBTQ ou non. Ils participent aussi à plusieurs évènements dans la communauté avec divers autres organismes, tel le Réseau de santé trans du Nouveau-Brunswick. Ils ont des réunions régulières pour les étudiants, afin de discuter de tout ce qui a rapport avec les communautés LGBTQ, leurs allié(e)s, et leur bienêtre. Vous pouvez les contacter au unsurdix@umoncton.ca, ou sur leur page Facebook « Unsurdix Asso ».

Cette chronique est le premier d’une série d’articles portant sur les communautés LGBTQ, en association avec Un Sur Dix. Gardez l’œil ouvert pour les prochaines éditions!

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Étudiante en Info-Com. Féministe. Fanatique de la technologie, du maquillage et des sciences. Retrouvez-moi sur Twitter pour en savoir plus au sujet de la sexualité!
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