Spectacle de musique au Coude

 

 

 

par Cassandre Armelle Vertus
La musique est un moyen de détente et d’expression hors pair. C’est ce qu’ont bien compris Viviane Arnoux et François Michaud, qui, depuis des années, font bouger des scènes autour du monde. Mercredi dernier, c’était au tour du Coude de les recevoir; lui, avec son violon, et elle, accompagnée de son accordéon. L’ambiance était plutôt intime et conviviale. La scène revêtait une lumière bleue et rouge pâle, venant des projecteurs, donnant un aspect mystérieux, dramatique ou joyeux au besoin.
 
Le spectacle était truffé de musique venant de l’imaginaire parisien. Le but était d’emmener les gens dans cet univers assez poétique qu’est Paris. Avant chaque présentation, il y avait une petite introduction, parfois rimée, préparant les spectateurs à la pièce qui va suivre. Certains morceaux étaient accompagnés des paroles, donnant le ton à la chanson. Les deux musiciens ont un style musical très varié. Ils affirment d’ailleurs que leur musique est un mélange d’un peu de tout, mais que, s’il fallait catégoriser ce qu’ils font, ils diraient que leur musique est plutôt acoustique. D’autre part, ils disent être de culture Jazz, et ils insèrent donc beaucoup d’improvisation dans leurs morceaux. Ils ont fait le tour des rythmes, allant de sons très accrocheurs qui donnent envie de danser aux sons plus doux et quelque peu mélancoliques. Ils ont conclu le spectacle avec un medleyde musiques du monde, la plupart très entraînantes. La  musique était poignante, vibrante et invitait à la bonne humeur. Quelques rires fusaient de part et d’autre du Coude lorsque les deux musiciens ponctuaient leur numéro d’un peu d’humour. Les spectateurs semblaient apprécier chaque morceau comme il était présenté. S’il s’agissait d’une pièce rapide, quelques mouvements étaient esquissés; tandis que lors des pièces classiques, tout le monde restait suspendu au violon, dont les notes s’égrenaient avec une facilité déconcertante des mains de François. De plus, la voix de Viviane complétait l’ensemble, et les morceaux n’en paraissaient que plus vivants lorsqu’ils étaient chantés. Parfois, les musiciens demandaient à la foule de les aider en tapant des mains ou en claquant des doigts. Ce sont ces menus détails qui ont fait de la soirée un moment culturel axé sur la détente.
 
« On n’a pas cherché ce style de musique. On va dans une direction puis dans une autre. Enfin, tous les styles de musique nous attirent », déclarent les deux musiciens, sourires aux lèvres. D’autre part, c’est la deuxième fois que le groupe vient jouer à l’Université de Moncton : il étaient déjà venu présenter un spectacle à Moncton en 1997.
 

« J’espère pouvoir dire jamais deux sans trois! », ont été les mots d’au revoir de François Michaud.

Partagez!