Symphonie féminine en deux temps

Au cours de la semaine, un article de la chronique internationale a été publié et avait comme sujet l’élection présidentielle de la Somalie. L’intérêt de ce texte est que l’un des candidats est en fait une candidate.

De l’autre côté de l’océan Atlantique, les élections pour la présidence du pays des États-Unis d’Amérique ne sont que dans quelques jours, soit le 8 novembre prochain. Comme un écho, semblablement à la Somalie une femme s’est présentée pour l’ascension à la gouvernance.

Ces pays séparés de plus de 13 000 km vivent tous les deux une vague similaire, telle une consonance répercutée sur toute la planète. On peut se demander si ce serait l’hymne du féminisme en train de faire entendre sa portée chromatique vibrer dans les cœurs de celles qui ont trop longtemps gardé le silence.

La gamme somalienne

Cette république fédérale serait, selon l’indicateur du Fund for Peace, le pays le plus corrompu et le plus défaillant au monde. D’après un sondage réalisé par la fondation Thomson Reuters, ce pays est aussi considéré comme l’un des plus dangereux pour les femmes. Malgré tout, une dame courageuse se présente dans la course pour la présidence. Un geste audacieux perçu comme une fausse note pour certains et comme un accélérando pour d’autres. Madame Fadumo Dayib est prête à aider son pays et à améliorer plusieurs aspects sérieusement en péril, tels l’économie, la corruption et s’attend même à négocier avec le groupe islamiste Al-Shaabab. Ce pays ayant toujours vécu des chefs d’orchestre masculins va peut-être bientôt vivre un sérieux coup de baguette qui pourrait changer sa tonalité et ouvrir un tout nouveau diapason : les voix des femmes.

La partition des États-Unis

Loin d’être psalmodique, la course présidentielle de ce puissant pays est un sujet de cacophonie mondiale. On a probablement tous entendu le refrain des débats entre Donald Trump et Hillary Clinton, les deux candidats ayant la plus grande probabilité d’obtenir le poste convoité. Madame Clinton est la première femme à être investie candidate par l’un des deux grands partis historiques américains. Sa candidature pourrait aussi être considérée comme une tentative pour sauver le pays d’une dissonance grossière et sexiste. Dans tous les sondages effectués pendant les derniers mois, elle est la candidate qui a l’avantage dans la majorité d’entre eux.

Féminisme, de dolce à crescendo

Ainsi, dans deux parties du monde tout à fait opposées, on remarque une ressemblance féministe. Ce geste progressiste n’est qu’un début d’un autre couplet de ce mouvement dans ces deux territoires patriarcaux, et même si les femmes sont obligées de chanter a cappella pour se faire entendre, au moins elles pourront chanter. Espérons que plus de femmes autour du monde prennent exemple sur le courage de celles-ci pour aider à créer un arpège mondial, jusqu’à composer un concerto en unisson masculin et féminin.

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