Tadoussac

Le poster de Tadoussac, film ayant gagné le Prix spécial du jury au FICFA, présenté jeudi dernier sur le campus. Photo : Gracieuseté

Alors que dans l’actualité, les femmes revendiquent dans les rues leurs valeurs et leurs droits, le film présenté à Jacqueline-Bouchard ce jeudi et vendredi dernier racontait une sensible histoire d’une relation mère-fille au milieu de questionnements féminins.

L’œuvre québécoise de Martin Laroche prenant place dans les paysages du village de Tadoussac était présentée au ciné-campus. Ayant gagné le Prix spécial du jury lors de son passage à Dieppe en automne dernier, le film naturiste et à très petit budget présentait en toute simplicité une histoire féminine complexe. Mettant sous la loupe une quête identitaire ainsi qu’en se penchant sur des enjeux féminins essentiels chez les jeunes femmes, les images chaleureuses d’un hiver glacé dans un petit village de 800 habitants reflétaient l’authenticité des questionnements soulevés.

Alors que le dilemme de la maternité en jeune âge et la recherche de ses racines était au cœur de la poursuite d’un séjour à Tadoussac pour la jeune femme de 18 ans, Chloé (Camille Mongeau), les souvenirs d’un passé amer pour Myriam (Isabelle Blais) ont frappé de plein fouet lorsque les histoires de deux protagonistes s’entremêlent.  Tandis que la caméra attrape l’émotion bouleversante et la douceur de l’environnement paisible de la vie mondaine grâce aux plans rapprochés et aux images imparfaites du village de Tadoussac, on peut comprendre les personnages en toute sincérité et ressentir de l’empathie pendant le long métrage. Les syndromes postpartum, le désir maternel et l’abandon, des sujets cruciaux amenés au cinéma.

Même si l’héroïne manquait parfois un peu de vie, Tadoussac reste un film à regarder.

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