Tarek Ben Abda – Candidat à la vice-présidence interne de l’AÉÉICUM

Le Front : Qu’est-ce qui vous a motivé à placer votre candidature?

Tarek Ben Abda : J’ai fait du bénévolat avec l’AÉÉICUM, j’ai travaillé pendant la soirée internationale, j’ai regardé ce qu’ils faisaient pendant leur C.E. et leur assemblée générale, et je trouvais que ce n’était pas suffisant pour moi. Je voulais apporter ma part et faire un impact sur la communauté internationale présente sur le campus. (…) À part de ça, j’ai toujours été en contact avec Christian Kalande qui est l’actuel président de l’Association, et j’ai toujours été en train de chercher à me renseigner sur ce qu’il faisait. En fin de compte, c’est lui et d’autres amis qui m’ont appuyé à placer ma candidature (…) à la vice-présidence interne.

 

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Tarek Ben Abda est candidat à la vice-présidence interne de l’AÉÉICUM. Photo contribution

LF : Vous évoquez un système de jumelage dans votre plateforme entre les étudiants canadiens et les étudiants internationaux. Comment allez-vous implanter ce système, et comment allez-vous vous assurer qu’il soit différent de l’actuel système de mentorat présent à l’université?

TBA : Je me suis toujours dit que l’intégration n’est pas un problème en soit. Il faut d’abord savoir que nous, les étudiants internationaux, ont s’est déjà intégrés entre nous. (…) S’il y a un problème d’intégration, c’est avec la communauté acadienne ou les Canadiens en général. Le programme de jumelage va faciliter le premier contact avec les Canadiens. Ça ne va pas être du mentorat, mais plutôt un peu comme une famille d’accueil. (…) Ce que je propose, c’est d’avoir des familles ou des étudiants canadiens qui sont prêts à accueillir un étudiant international une fois par semaine pour qu’il découvre l’atmosphère et les habitudes de la famille canadienne. (…) Ça va aider non seulement les internationaux, mais aussi les familles canadiennes à connaitre d’autres cultures, c’est un échange mutuel.

 

LF : Le problème de visibilité de l’AÉÉICUM est un défi récurrent. Quelle est votre approche pour augmenter la visibilité de votre association?

TBA : Ça va se faire déjà par la présence dans le bureau (de l’AÉÉICUM), ce qui se fait maintenant. On va s’assurer que chaque heure de la journée, il y a un des membres de l’exécutif présent dans le bureau [au cas où il y a des] internationaux qui veulent parler avec quelqu’un qui les représente. Une autre chose que je propose, c’est d’avoir quelqu’un qui fait le tour des facultés, passer une quinzaine de minutes dans les cafétérias, pour voir s’il y a des internationaux qui sont près ou qui veulent lui parler. Il aura par exemple un chandail de l’AÉÉICUM pour attirer l’attention. Je propose aussi d’innover le système de communication. Ce ne sera plus seulement des mails qu’on envoie, mais ça va être plus des vidéos (…) pour faciliter le transfert de l’information.

 

LF : Dans votre plateforme, vous parler d’offrir un service de contre-expertise pour les étudiants internationaux. Qu’entendez-vous par cela?

TBA : À chaque fois que l’université nous donne des chiffres [par rapport à notre communauté], par exemple, que les internationaux sont ceux qui utilisent le plus le service de psychologie, on va essayer de chercher la raison derrière ces données. On veut aussi rassembler des témoignages anonymes au sujet des différents services offerts par l’université (…). Il y a, par exemple, beaucoup d’internationaux qui se plaignent du service [de recrutement], que les recruteurs ne les ont pas aidés ou qu’ils les ont faillit par rapport au système d’équivalence. C’est un gros problème auquel les internationaux font face. On veut rassembler de l’information et des témoignages au sujet des services offerts pour un peu pousser l’université à améliorer certains aspects de ses services. Ce sont nous, les étudiants, qui font l’université, et notre seul moyen de pression, c’est par rapport à l’image de l’université. Si on parle de nos problèmes, ça va refléter sur l’image de l’université et ce sera à elle de faire les changements pour améliorer les choses.

LF : Si vous pouviez résumer votre plateforme en trois mots, quels seraient-ils?

TBA : Intégration, participation et académique.

 

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