TomorrowLAN, le rendez-vous «gaming» de l’année

TomorrowLAN est tenu sur la piste d’athlétisme du CEPS Louis-J.-Robichaud. Photo : Anthony Azard, CKUM

Des centaines d’ordinateurs, des fils au sol et des moniteurs lumineux, voilà des éléments que les gens du campus ne sont pas habitués de voir sur leur piste d’athlétisme. TomorrowLAN rassemble une fois de plus les amateurs de jeux vidéo de l’Atlantique au CEPS de l’Université de Moncton.

Pour la quatrième année consécutive, l’organisation TomorrowLAN réunit des jeunes et moins jeunes dans des compétitions sur PC et sur console.

Thomas Mallet est l’un des coordonnateurs de l’évènement annuel. Le comité s’est concentré à livrer une marchandise de qualité pour les compétiteurs des différentes « disciplines ».

« Ce qu’on a fait cette année, j’sais qu’on avait beaucoup de choix de jeux, mais on s’est concentré sur les jeux beaucoup plus populaires pour donner un meilleur service au monde »

Thomas Mallet, organisateur de TomorrowLAN

Thomas Mallet (à droite) est l’un des organisateurs de l’évènement TomorrowLAN. Photo : Anthony Azard, CKUM

Les organisateurs ont amené plusieurs nouveautés pour mieux divertir les compétiteurs et les garder dans les arènes du CEPS de l’Université de Moncton.

« On a de la pizza sur les lieux. On a un endroit pour jouer en réalité virtuelle et on a fait une salle de repos. Si on est tanné de jouer, si on veut prendre un break, si on veut s’asseoir et ne rien faire, c’est derrière le rideau bleu. »

L’événement prend de l’ampleur à chaque année. TomorrowLAN a battu encore une fois les records de participation des éditions précédentes.

Une culture stéréotypée ?

« On pense qu’un joueur de jeux vidéo, c’est quelqu’un devant un ordinateur, qui fait pas grand-chose, qui joue ses jeux. En fait, c’est pas le cas. C’est une communauté de joueurs qui aiment démontrer leur capacité et leurs talents. »

Thomas Mallet est un grand défenseur de cette culture souvent trop méprisée par la population. Il souligne que la culture du jeu vidéo est tellement forte que parfois certains joueurs vont jusqu’à se déguiser pour démontrer leur culture de jeu.

Sonia D’Astous est participante à la compétition d’Overwatch. Elle représente très bien cette culture du « gaming ». Elle nous explique le concept derrière le jeu vidéo qu’elle aime bien.

« Deux équipes de six contre six, c’est une bataille de fusils, il y a différents scénarios. La personne qui gagne, gagne des points compétitifs, mais dans ce cas-ci, ils avancent dans le tournoi. »

Sonia D’Astous, compétitrice au jeu Overwatch

Sonia D’Astous, fan du jeu Overwatch, est de passage pour la deuxième fois au TomorrowLAN. Photo : Anthony Azard, CKUM

Celle qui n’en est pas à sa première édition nous explique pourquoi elle avait le désir de retourner pour une deuxième fois.

« J’étais venu deux ans passés, c’était vraiment le fun. Cette année, on a réussi à avoir six personnes pour jouer, fait qu’on a décidé de venir. », affirme Mme D’Astous.

L’univers des jeux vidéo n’est pas celui que beaucoup croient l’être. Thomas Mallet tente de nous expliquer la grande variété de personnes qui se retrouvent à l’évènement chaque année.

« Les gamers, ils sont partout. Il y a des médecins, il y a des concierges, il y a de toutes sortes de monde qui viennent jouer à des jeux. »

TomorrowLAN organise deux évènements chaque année, dont un en novembre afin d’amasser des fonds pour l’Arbre de l’espoir, la campagne de financement du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.

Des jeux multijoueur de toutes sortes sont joués par les participants. Photo : Anthony Azard, CKUM

À propos
Journaliste CKUM
Anthony Azard est journaliste pour la radio communautaire CKUM. Récipiendaire du prix Méridia pour sa couverture des sports universitaires en 2018, il est en deuxième année du programme d’Information-communication. Il anime Le Point, couvre l’actualité du sud-est et de la province pour l’ARCANB. Il a aussi été collaborateur occasionnel à l’émission « La Route des 20 » sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première.
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