Trois, deux, un… ralentissez!

par Anthony Doiron

L’événement Slow vélo en est à sa première dans la capitale du Chiac. Tout juste à l’extérieur des portes du marché fermier de Moncton de ce samedi, la pluie intermittente n’a pas su décourager des gens de tous âges et de toutes origines, nombreux à venir observer et participer aux multiples courses après avoir complété leurs emplettes matinales. Le tout a débuté en matinée pour se terminer tôt en après-midi.

Cet événement s’inspire des Slow Bike Race (courses lentes à vélo) déjà existantes à plusieurs endroits dans le monde. Il s’agit au fait d’une course non conventionnelle où s’affrontent des individus à vélo. Là où s’inscrit l’élément non conventionnel, est que c’est la personne qui franchi la ligne d’arrivé la dernière, et ce, sans jamais avoir fait demi-tour ou mit le pied-à-terre, qui est déclaré vainqueur.

Ce genre de compétition s’inscrit dans le mouvement Slow, qui se résume à être une philosophie de vie cherchant à amener les individus à réfléchir à la vitesse à laquelle ils vivent et à ralentir le pas pour mieux apprécier la vie. La monté en popularité d’autres mouvements internationaux du même genre peut aussi être observé dont Slow Food, visant à encourager une alternative à la culture du Fast Food en promouvant l’agriculture urbaine et de plus saines habitudes alimentaires ainsi que Slow Cities, prônant le ralentissement du rythme effréné de la vie en villes pour ultimement en améliorer la qualité.

Chrissy Laurette, bénévole et l’une des membres du comité organisateur de l’événement, explique que c’est grâce aux nombreux commanditaires dont Dolma Food, Moncton YMCA, Consolvo Bikes, La Bikerie, Studiographe et la ville de Moncton que cet événement pu prendre place. DJ Marc « Bones » LeBlanc était lui aussi de la partie afin d’agrémenter musicalement l’ambiance déjà festive de cet événement cyclo-culturel.

« Facebook a été notre moyen de communication primaire avec la population pour l’annonce de cet événement », explique Chrissy, « Il faut dire qu’on n’a aucun budget; tous nos organisateurs et organisatrices sont ici bénévolement et grâce à nos commanditaires et partenaires, on n’a rien eu à dépenser afin d’organiser tout ceci ».

Avec l’aide du jeune cinéaste Antoine Filion, le groupe a tourné 3 vidéos promotionnelles expliquant le mouvement qui ont été diffusées sur Internet avec l’aide de médias sociaux. Celles-ci véhiculent l’essence même de ce qu’est le Slow vélo en tentant de faire vivre un moment paisible aux auditeurs qui le visionnent.

Pour faire du vélo une habitude plutôt qu’une occasion
Michel Desjardins, porte-parole de l’organisation Post-Carbonne du grand Moncton, tient à ce Slow vélo devienne un événement annuel. Il se réjouit du taux de participation d’aujourd’hui. « Ce qu’on cherchait c’était des types d’activités pour engager la culture du cyclisme à Moncton, de rendre ça cool et amusant, de rendre ça la norme plutôt que l’exception », explique-t-il. « Cette idée-ci nous est venue de Youtube. On a constaté que le Slow Bike Race est un phénomène qui s’est propagé un peu partout dans le monde donc, on s’est demandé ‘pourquoi pas à Moncton?’ », dit-il.

Depuis l’entrée de jeu de Post-Carbonne dans le dossier des pistes cyclables sur la rue Salisbury dans l’Ouest de la ville, monsieur Desjardins sent qu’il y a une réelle volonté de la ville de Moncton à faire avancer les choses dans une direction plus verte et écologique. Il explique que Post-Carbonne va continuer de travailler et a appuyé la ville de Moncton vers un futur continuellement plus vert écolo.

Avant de repartir à vélo, il nous révèle que l’on pourra s’attendre à d’autres surprises dès cet automne, dont un défilé de bicyclettes où les gens seront habillés à l’ancienne.

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