Un nouveau Coude dès janvier

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Alexandre Levasseur, vice-président interne de la FÉÉCUM, a présenté la situation du bar Le Coude pendant l’Assemblée générale du 18 novembre. Photo Samuel LeGresley

C’est au retour des fêtes que le bar Le Coude ouvrira ses portes.

Après un semestre complet d’attente, la Fédération des étudiantes et étudiants (FÉÉCUM) donne le début janvier comme date d’ouverture définitive du bar étudiant.

« Je peux déjà vous dire qu’on est en train de planifier une grosse soirée d’inauguration », annonce le vice-président interne de la FÉÉCUM, Alexandre Levasseur, pendant la deuxième Assemblée générale qui s’est déroulée 18 novembre.

L’entente avec l’Université donnant le droit à la Fédération de louer l’espace du Centre étudiant pour y mettre un bar a été signée le 30 octobre.

« Ça a été un processus terriblement ardu et compliqué », ajoute Levasseur.

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Le président de la FÉÉCUM, Pascal Haché, a débuté les négociations du Coude en avril, mais le contrat n’a été signé que le 30 octobre. Photo Samuel LeGresley

Une entente complexe

En effet, la date originale d’ouverture tombait à la rentrée, mais le délai pour signer l’entente a été beaucoup plus long que prévu.

Le contrat a dû passer entre les mains de nombreux cadres de l’administration, dont la plupart étaient en vacances pendant l’été.

Les clauses des négociations étaient spécifiques, car les élus de la FÉÉCUM voulaient investir l’argent des étudiants dans un lieu qui leur appartenait.

« On voulait pas mettre de l’argent dans le Coude avant d’avoir une entente qui nous garantissait des droits sur la salle », explique Alexandre Levasseur.

La somme de quelques centaines de milliers de dollars requise pour la rénovation du bar sera prise du fonds de fiducie de la FÉÉCUM, destinée à l’origine pour la construction d’un Centre étudiant géré par les étudiants. C’est pour cela que la fédération voulait une solide entente pour les droits sur la salle.

« Ça a été interprété que de construire un bar dont les étudiants avaient contrôle fittait dans les lignes budgétaires », poursuit-il.

Un manque de prévision?

« J’étais convaincu en avril que par juin, on allait avoir ça de signé, mais tout le monde était en vacances », dit Alexandre Levasseur.

« On est rentré en poste le premier avril. La semaine d’après, Pascal était déjà en train de rencontrer le recteur pour lui parler d’avoir un bar sur le campus. »

Pour Levasseur, la structure de changement annuel d’exécutif à la Fédération a fait en sorte qu’ils n’ont pas pu commencer les négociations plus tôt.

« C’est une critique légitime de dire qu’à la FÉÉCUM, la prévision à long terme, c’est pas notre fort. Ça fait 180 degrés d’une année à l’autre. »

Le Coude a aussi subi plusieurs complications au niveau des assurances. De nouvelles conditions ont été imposées au bar par les assureurs qui stipulent, entre autres, une limite de dix soirées où il pourra rester ouvert jusqu’à 2 h.

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Le bar Le Coude a connu un semestre au complet sans être ouvert, en attendant la signature de l’entente. Photo Samuel LeGresley

Trois phases d’un coup

La salle, qui faisait auparavant office de bar temporaire, devra être remise à neuf pour atteindre les normes d’un bar permanent.

Les rénovations allaient à l’origine être divisées en trois phases pour terminer avec l’installation d’une microbrasserie, mais la construction se fera finalement en un seul bloc.

« Ce qu’on s’est aperçu, c’est que c’était vraiment pas une bonne façon de faire les rénovations en trois phases spécifiques », explique Alexandre Levasseur.

En effet, il aurait fallu que la FÉÉCUM élabore trois processus d’ententes séparément, entrainant d’autres complications.

La salle sera donc complètement rénovée pendant le congé des fêtes, se dotant surtout d’un nouveau bar, des réfrigérateurs, des banquettes, des murs diviseurs, d’un vestiaire et d’une microbrasserie.

De la bière artisanale sur le campus

Patrice Godin, de la microbrasserie Acadie Broue, viendra s’établir dans une section du bar Le Coude pour distiller de la bière qui sera vendue sur place.

« Ça fait plusieurs années que l’idée se “brasse”, plaisante Alexandre Levasseur. C’est une proposition qui avait déjà été faite par la FÉÉCUM, et on a décidé de sauter sur l’occasion. »

La seule façon de se procurer une « Acadie Broue » aujourd’hui est en fût, au Laundromat Espresso Bar de Moncton. La FÉÉCUM espère donc qu’une telle sélection de bières uniques et exclusives attirera les amateurs de bières du Grand Moncton.

Plusieurs nouveautés sont donc à suivre pour le semestre prochain au Centre étudiant.

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