Une heure réservée pour les femmes au CEPS, refusée

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Photo contribution: Colombe Mazerolle.

Une porte claque dans le visage des femmes à l’Université de Moncton. L’université et le CEPS ont refusé de consacrer une heure par semaine au gym pour les femmes.

Alexandre Doucet, VP interne de la FÉÉCUM et responsable de la présentation de cette demande déclare que durant sa campagne électorale, beaucoup de femmes l’ont approché pour qu’une heure leur soit réservée CEPS. En mai, après avoir été élu, il a décidé de faire une demande officielle : « Nous avons créé un document qui portait sur deux modèles venant d’autres universités », explique-t-il. « Ça ne leur demandait pas grand-chose. Une des choses qu’ils nous ont dites, c’est que les universités, dans le modèle, avaient plusieurs gym, mais que proportionnellement, ça donne le même nombre d’étudiants par gym », continue le VP interne. « Je trouve ça décevant de la part de l’université d’avoir refusé l’offre. Je trouve que toutes leurs excuses étaient invalides, parce que tout était préparé, il n’avait qu’à le faire ».

 

Le droit d’être à l’aise

Encore selon le VP interne de la FÉÉCUM, les gens ont le droit d’être à l’aise en allant au gym. « Le principe d’une heure réservée pour les femmes au gym, c’est qu’une personne qui va au gym à 100% le droit d’être à l’aise », explique-t-il. De plus, selon lui, il y aurait un potentiel d’éducation : « Si la personne regarde qu’il y a une heure réservée aux femmes, il y aurait eu une feuille explicative, elle l’aurait lue et aurait appris quelque chose. »

Du même avis, Julie Machlow, étudiante à l’Université de Moncton et qui fréquente le gymnase au CEPS, pense que c’est important que les femmes soient à l’aise. « Je trouve ça dommage, surtout qu’à chaque fois que j’y vais, la salle de musculation est pleine de gars et je suis souvent la seule fille. Mes amies ne veulent jamais venir avec moi parce que ça les intimide que ce soit majoritairement des gars. », explique-t-elle. « On a autant le droit d’être là et on est autant capables, mais on a l’impression que ce n’est pas notre place. À chaque fois que j’y vais, les filles sont principalement dans la salle de cardio et elles y restent pour tout leur « workout », et je ne les en blâme pas. Quand j’entre dans la salle de musculation, les seules personnes qui me rendent mon sourire ou qui me disent allo sont les autres quelques femmes. Sinon, c’est des regards qui te font sentir jugée. Y’a rien que j’aimerais mieux que de voir la population étudiante profiter du CEPS dans un environnement positif et genre communautaire entre femmes. », déclare-t-elle.

Selon un(e) autre étudiant(e) qui souhaite conserver l’anonymat, le refus de la demande n’est pas une bonne décision. « Je ne suis pas vraiment d’accord avec leur décision. D’après moi, la demande était réaliste; on n’a pas demandé d’avoir un gym seulement pour femmes, on a plutôt demandé une heure par semaine réservée aux femmes », explique l’étudiant(e). « Pour différentes raisons, certaines femmes ne sont pas à l’aise d’aller dans un gym avec des hommes et des femmes et, selon moi, les femmes devraient autant avoir le droit que les hommes de s’entrainer où elles se sentent à l’aise. » conclut l’étudiant(e).

 

Opinion de l’université

Une des personnes responsables du verdict est Philippe Saulnier, directeur du markéting pour le CEPS. Nous avons tenté de joindre M. Saulnier, mais aucun commentaire n’a été obtenu.

Selon Alexandre Doucet, une des raisons du refus de la proposition est le côté affaire. « Ils nous ont dit que coté business, ça ne fonctionnerait pas. », déclare-t-il.

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  • G

    Pas mal certain que c’est Julie Malchow et non Machlow… et je comprends les étudiantes, mais c’est vraiment une question épineuse car ça crée des précédents peu intéressant où tout le monde va vouloir sa propre plage horraire pour aller au gym. Faut aussi dire que une seule heure est un peu ridicule, si quelqu’un veut s’entrainer il aura besoin de plus d’une heure, et rien ne garantie que l’heure choisie fonctionnera pour tout le monde. C’est une question sur laquelle le ceps ne peut sortir réellement gagnant.

  • T

    Je me rappel d’un temps où on ne laissait pas entrer des noirs à l’intérieur d’un bâtiment. Il me semble que le même monde qui essaie de combattre le racisme contre les noirs font du sexisme contre les hommes. En fait, cette genre de demande est du sexisme dans les deux senses.

    1. On ne laisse pas entrer les hommes, les jugeants comme « mauvaises personnes » pour les femmes.

    2. Du sexisme contre les femmes parce que vous êtes entrain d’essentiellement dire que les femmes sont des personnes fragiles qui ont besoin d’être protéger par la mauvaise ambience du gym et ne peuvent pas faire leurs propres décisions d’y aller au gym.

    Je suis un homme et je vais au gymnase. Quand je vais au gymnase, je vais pour moi-même et non pour les « sourires » des gens. Quand je lève des poids, les hommes ET les femmes me regardent, mais ça me fait ABSOLUMENT RIEN. Développer du courage, allez au gymnase et arrêter de vous soucier des autres. Il a AUCUNE de grave qui va se passer, je vous garantis.

    • T

      AUCUNE chose grave*

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