Vote de grève chez le syndicat des professeurs

Le président de l’ABPPUM, Étienne Dako. Photo contribution

L’Association des bibliothécaires, des professeures et des professeurs de l’Université de Moncton (ABPPUM) votera sur le déclenchement d’une grève au retour de la semaine d’études.

Mécontents de leurs salaires jugés insuffisants par rapport aux autres universités de la province, les professeurs s’indignent du non-respect d’une entente signée par l’administration universitaire.

« Malgré une entente qu’il a dûment signée en décembre 2015, le recteur Raymond Théberge refuse de respecter le principe de parité salariale des professeurs et bibliothécaires du campus de Moncton avec leurs collègues anglophones du Nouveau-Brunswick pour la période de juillet 2016 à juin 2018 », explique un communiqué de l’ABPPUM paru mercredi soir.

Le président du syndicat Étienne Dako amène d’autres précisions : « Au terme d’une série de séances de conciliation, le recteur n’offre même pas la moitié de l’augmentation salariale nécessaire pour en arriver à cette parité ». Selon lui, le recteur aurait renié sa propre signature dans ce dossier.

Le ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail vient de nommer une médiatrice dans ce dossier.  L’ABPPUM se dit donc prête à collaborer entièrement avec celle-ci pour « tenter de trouver une solution qui respectera la lettre d’entente de 2015 et le principe de parité salariale ».

Depuis leur grève en 2000, les professeurs et bibliothécaires continuent à lutter pour être reconnus au même titre que leurs vis-à-vis anglophones. Le vote se déroulera le 13 et 14 mars, et les résultats seront publiés au terme de ce délai.

Plus d’informations à venir.

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  • Anonyme

    J’espère qu’ils ne vont pas aller en grève trop longtemps si c’est le cas sinon ça va affecter nos stages qui nous attendent apres la graduation en plus de nuire à notre éducation

  • Jer Borgia

    Si les profs font une grève et que ça affecte les étudiants pour la fin des cours il faudra organiser une grève contre cette décision et en profiter pour parler des frais d’inscriptions qui ne cessent d’augmenter

    • May

      Pourquoi ne pas plutôt appuyer les professeur.e.s et bibliothécaires dans leur lutte face au rectorat et profiter de leur soutient pour justement aborder cette question de frais d’inscription? Diviser les étudiant.e.s et le personnel ne ferait qu’en affaiblir le pouvoir dans les prises de décisions de l’université.

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