Voulez-vous du thé? Parlons consentement.

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Procurez-vous de ces jolies tasses de thé, au coût de 5$ chaque à la FÉÉCUM ou en contactant esg3838@umoncton.ca

Si vous vous tenez moindrement compte de l’actualité mondiale, il est impossible que vous ne sachiez pas que les agressions sexuelles sur les campus universitaires et collégiaux ici au Canada, ainsi qu’aux États-Unis et ailleurs, ne sont pas des phénomènes inconnus. Malheureusement, dans plusieurs situations, les responsables et les administrateurs sur ces campus ne connaissent pas nécessairement les vraies statistiques, les ignorent tout court, ne font rien à propos de ces actes criminels, ou pire, savent très bien ce qui se passe et ne font qu’essayer de cacher les faits afin de garder une bonne image. Pourtant, il est vital de non seulement d’offrir du support et des ressources à ceux qui sont victimes de ces crimes haineux et détestables, mais d’offrir une éducation aux étudiantes et aux étudiants sur ce qui est vraiment l’agression sexuelle et le consentement afin d’essayer de prévenir ces horribles situations avant qu’elles deviennent une épidémie. Qu’est-ce qu’il faut faire?

Voici où la FÉÉCUM entre en jeu : aujourd’hui, la FÉÉCUM devient l’une des premières fédérations étudiantes au Canada à développer leur propre campagne sur le consentement sexuel, le projet « Non c’est non ». Cette campagne a comme objectif de « promouvoir des relations sexuelles saines, exposant ainsi l’importance du « oui » lors de relations ». D’après la responsable de ce programme, Sarah Anne Grandisson, leur but est de sensibiliser les gens au consentement, ainsi qu’initier la conversation générale sur ce sujet. Elle ajoute que la définition du consentement peut être floue, car de nos jours, il est évident que le viol et l’agression sexuelle sont des mauvaises choses, mais le mot « consentement » reste moins bien défini.

Madame Grandisson nous donne l’exemple commun d’un individu sous l’influence de l’alcool : « Plusieurs gens ne savent pas que tu ne peux pas consentir quand t’as bu de l’alcool. Il faut juste savoir ces barrières. Il faut en parler. »

Il est important d’apprendre et de discuter de la vraie définition du consentement. Peu importe si c’est votre première ou millième rencontre avec votre partenaire sexuel, s’il ne veut pas participer, il ne consent pas. S’il dit oui au début, mais dit non un peu plus tard, il ne consent plus. Si vous le forcez, il ne consent pas. S’il est sous l’influence d’alcool ou de drogues, ou est inconscient, il ne consent absolument pas. Il faut s’en parler, car plusieurs gens ne savent pas que toutes ces situations démontrent le commencement d’une possible agression sexuelle, ce qui est un acte criminel. Certaines personnes pensent même que si la personne est son époux/épouse, ou son partenaire depuis longtemps, elle n’a pas le droit de refuser; ou si vous lui avez acheté une boisson ou un repas, qu’elle doit pourvoir un acte sexuel pour refaire la faveur. Non c’est non, peu importe le contexte. Il faut toujours un OUI conscient, continu et voulu chez tous les partis impliqués. C’est la loi.

Les tasses de thé de la campagne « Non c’est non », quant à elles, ont comme but d’initier cette discussion chez la population étudiante. Leur dessin provient d’une vidéo virale, crée par Blue Seat Studios en association avec RockstarDinosaurPiratePrincess, qui compare l’action de boire du thé avec le sexe. Il ne faut pas forcer une personne qui ne veut pas le thé à boire ce thé! L’artiste derrière ces images a même donné la permission à la FÉÉCUM de faire ces tasses.

Sarah Anne en rajoute sur les tasses, en disant que : « Les étudiants en parlent avec leurs amis, ils demandent ‘Hé, c’est quoi ta tasse?’ C’est parfois difficile de parler à propos de la sexualité, mais mettre une image, ça dit tout. »

Le succès pour cette campagne? Ils en sont déjà sur le bon chemin, d’après la responsable du programme : « Ça marche déjà. Quand (la campagne) c’est ton bébé, que t’as des évènements, des conférenciers, des tasses à vendre et que le monde en achètent plein, c’est déjà fait. C’est une victoire. Une faillite pour moi serait que personne n’en parle. Aussitôt que j’en vois sur les médias sociaux des ‘Hé, une tasse!’, et que le monde en parle, c’est ça mon but ultime. »

Pour plus amples informations sur cette campagne, visitez la page Facebook « Tasse de thé et consentement » et le site web de la FÉÉCUM. La vidéo qui contient l’image sur la tasse est disponible sur Vimeo, en suivant le lien goo.gl/DJ9hYL

Sarah Grandisson a aussi donné une entrevue le 8 septembre sur notre radio CKUM pendant l’émission du midi! Écoutez-la ici.

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Étudiante en Info-Com. Féministe. Fanatique de la technologie, du maquillage et des sciences. Retrouvez-moi sur Twitter pour en savoir plus au sujet de la sexualité!
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